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Fini de rire, Les Prairies à Rennes, c'est fini !

Cela fait pratiquement une semaine qu'on ne peut plus se tordre de rire à Rennes. En effet, la Biennale d'art contemporain, pompeusement nommée "Les Prairies" a fermé ses portes dimanche 9 décembre dernier. Et j'ai réussi à aller au FRAC, l'un des deux principaux sites de l'expo, une semaine avant la fermeture, tant j'avais été enthousiasmé par la visite de l'autre site, le NewWay Mabilay à la mi-septembre.

L'art par MacGyver, c'est pas compliqué

Faut dire que j'ai rarement vu une expo aussi... fermée ! Non, je ne dis pas ça parce que le Newway Mabilais est resté fermé un mois à cause d'un gros soucis d'infiltation des eaux de pluie,  mais disons que pour comprendre quelque chose (ou même être touché!) par les oeuvres présentées, il fallait brancher un énorme décodeur ! Sans parler du niveau zéro d'interactivité (à part le banc -  de Katinka Bock - sur lequel tout le monde a essayé de s'asseoir avant que les gentils cerbères n'interviennent à grand cris "Nooooon, vous êtes assis sur une oeuuuuuvre d'art !").

Très chouette série

 

Ceci dit, j'ai quand même établi un "top". La courge encastrée dans une poutre (et qui a semble-t-il très bien résisté à l'humidité), la ruche cramée, les dessins effacés, et les bacs d'eau avec toute une vie microscopique en train de se développer tiennent le haut du pavé. Et tout ça, sur un seul spot, il fallait le faire. Côté FRAC, je pense que le scotch et la feuille froissée ont fait l'unanimité. 

Le Grand Jeu, 2011 - Michel Aubry

Je vous conseille d'aller lire l'article de Déambulations rennaises à ce sujet. Et aussi celui d'Alert1fo. Il serait malhonnête de ma part de dire que tout était complètement pourri. Mais il faut savoir que le FRAC, lui aussi, a des problèmes avec l'humidité, notamment pour le stockage des oeuvres. Mais passons. Donc, non, tout n'est pas pourri dans ce royaume: j'ai quand même apprécié quelques oeuvres. Il faut quand même reconnaître que l'art, c'est une affaire de goût, et, que tous les goûts sont dans la nature; les organisateurs ont par conséquent tout à fait le droit d'avoir mauvais goût.

Spomenik, 2007 - Jan Kempenaers

Mais ils sont tout de même contents, ces organisateurs. Il y a au 6.000 entrées payantes et 55.000 visiteurs (source Ouest France ). A mon avis, selon la longue tradition parisienne (notamment dans le 6e arrondissement), ils ont fait voter visiter les morts. C'est d'ailleurs pour ça qu'on ne voyait personne lors des visites. Alors, vivement 2014 pour la prochaine édition ?

Frac Bretagne