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Les Prairies à Rennes, acte 1 (manqué)

J'en ai déjà parlé ici il y a quelques mois, et bien maintenant, ça y est ! Depuis samedi 15 septembre et jusqu'au 9 décembre 2012, les rennais peuvent découvrir les oeuvres et les artistes invités pour Les Prairies, la biénnale d'art contemporain à Rennes.

Rennes - La Mabilais

J'ai commencé par l'un des bâtiments les plus emblématiques de la ville, à savoir La Mabilais et son antenne, rebaptisé NewWay Mabilais (voire même No Way Mabilais) car en cours de rénovation (et de vente)... Première déception, il est impossible d'explorer le bâtiment, à cause des travaux de remise en état en cours, alors que des discussions en ce sens ont eu lieu en juin. Elles n'ont pas abouti, semble-t-il. Mais passons donc aux oeuvres exposées au 1er étage: quelques surprises (heureusement), dont certaines sont bien cachées, mais je suis plutôt déçu; je n'ai pas trouvé grand chose de très original/marquant... Mais il me semble que les ouvriers ont oublié de ranger du matériel avant l'expo (ah, c'est une oeuvre, pardon !). Bon, j'exagère un  peu, il faudra revenir (ne serait-ce que pour amortir le pass...) pour revoir tout ça, et prendre quelques photos. C'est ce que je me suis dit en sortant.

Racines - La nature vaincra !

Mais, revenir va être plus compliqué que prévu: le site n'est resté ouvert qu'une semaine, car la pluie a semble-t-il posé quelques problèmes pour les oeuvres (les bacs d'eau de Yann Sérandour n'ont peut-être pas suffi à récupérer toute l'eau des fuites - elle est facile, celle-là !), et pour la sécurité des visiteurs (le premier étage étant devenu un aquarium, merci de venir en combinaison de plongée). Un bon gros #Fail, donc.

Eye of the tiger

Le bon côté de cette biennale (quand même), c'est la présence de médiateurs, qui sont là pour donner toutes les clefs et autres explications nécessaires, et il faut bien avouer qu'on en a souvent grand besoin ! Ne serait-ce que pour découvrir des oeuvres cachées, comme la courge  "plantée" sur une poutre, ou la ruche carbonisée (nb: aucune abeille n'a eu le temps de souffrir souffert), de Michael E. Smith, dont la spécialité est de récupérer des éléments dans la rue et d'en faire des scultures après leur avoir infligé un certain traitement. Biennale à suivre donc, avec les autres sites, avec notamment le fameux FRAC, qui j'espère, ne prend pas l'eau lui non plus. Et éventuellement la Biennale Off (attention aux yeux).

Vers l'infini et au delà