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Venise: e finita la comedia (soupir)...

Voilà, c'est fini, comme disait Jean-Louis Aubert... Après quatre jours intenses à Venise, nous avons repris le fil du quotidien. Sans les canaux, sans les couleurs si particulières des demeures vénitiennes, sans un petit Spritz à l'heure de l'apéro. Venise, ça m'a carrément emballé ! Après avoir essuyé quelques (bonnes) averses le samedi, le temps était plutôt clément, voire très ensoleillé, jusqu'au mardi, jour de notre retour, où il s'est remis à tomber des cordes toute la matinée. Contrairement à ce que je pensais, Venise est avant tout... une ville piétonne. Les voitures n'ont accès qu'à une infime partie nord de la ville, vers la gare routière. Ensuite, tout le reste, ce ne sont que des rues pavées. Sans oublier les canaux, évidemment, mais beaucoup moins nombreux que je n'imaginais.

Perdus dans Venise

En un peu moins de quatre jours, nous avons parcouru l'essentiel de la ville (à part peu être le quartier de l'Arsenal), ainsi que l'île de Burano (celle des dentelles). Nous avons volontairement délaissé Murano (celle des verreries) et les autres, en préférant nous concentrer sur la ville en elle-même. Nous avons pratiquement tout fait à pied. Nous avons utilisé le vaporetto (les bus fluviaux) la journée de lundi pour aller à Burano et faire un tour sur le grand canal, afin de profiter de la vue sur les palais qui le bordent. Notre hôtel était situé au nord, tout près de Fondamente Nuove.

Venise sous la pluie

En 15 minutes de marche, nous arrivions place Saint Marc. A part pour les touristes pressés (et les jambes fatiguées), je trouve que l'intérêt du Vaporetto dans Venise est limité, puisque ceux-ci suivent les canaux, et font donc de grands détours. Sinon, c'est assez rigolo, tout passe par les canaux, dans des embarcations plus ou moins importantes: transport de marchandises, police, ambulances, déménagements...Tout ça pour dire que nous avons marché la plupart du temps, en nous perdant à plusieurs reprises (pas besoin de le faire exprès, les ruelles sont parfois de véritables labyrinthes). Et c'est en se perdant (volontairement ou non) justement que l'on découvre les facettes de Venise les plus intéressantes, et que l'on s'échappe de la foule. Les rues les plus fréquentées sont celles qui mènent d'un site à un autre: entre le Ponte dell'Accademia et la place Saint Marc, la place Saint Marc et le pont du Rialto, et entre la gare et le Rialto. Mais il suffit souvent de prendre la première perpendiculaire pour se retrouver (presque) seul. Côté budget, le Lonely Planet avait annoncé la couleur: c'est cher: 6.5 euros le ticket de Vaporetto valable 1 heure (mais il existe des forfaits plus avantageux: voir sur ACTV)