Préparer son voyage à Saint-Pétersbourg, Russie

D'ici quelques semaines, nous allons faire une petite escapade d'une semaine à Saint-Pétersbourg. Un vieux rêve de Claire (encore un autre, héhé). Comme nous adorons la chaleur, nous partons à la bonne saison, en plein mois de février, là où les températures sont les plus clémentes. Un bon -25°C (sans le coefficient machinlien), rien de tel pour une petite baignade dans les eaux de la Néva (à condition de trouver un trou dans la glace). Cependant, avec le réchauffement climatique dont on nous rabat les oreilles sans cesse, on ne sait jamais. Si ça se trouve, il fera 25°C, et on aura l'air malin avec nos gants et nos cagoules.

Cathedrale Saint Isaac - Image vpiter.com
Cathédrale Saint Isaac - Image vpiter.com

Formalités administratives.

Mais revenons au sujet de cet article, la préparation du voyage. Sachez qu'il faut s'y prendre un peu à l'avance, sinon cela risque d'être difficile de poser ne serait-ce que le bout du pied sur le sol russe. Hé oui, il faut un visa pour pouvoir entrer sur le territoire. Ce visa peut être obtenu, pour la France, que dans l'une des 3 consulats, soit Paris, Marseille ou Strasbourg. Mais pourquoi un visa, me direz-vous ? C'est une histoire de réciprocité entre l'espace Shengen et la Russie. L'espace Shengen exige un visa pour les Russes qui veulent entrer. Donc la Russie fait de même pour les ressortissants de l'espace européen. Autrement dit, c'est jeu de "si tu enlèves le haut tes restrictions d'entrée, j'enlève le bas les miennes, sinon, je garde ma combi en latex ne fais rien". Donc, pour l'instant, il faut un visa. Et surtout un passeport valide 6 mois après la date de retour. Pour obtenir ce sésame, il vous faut le bon formulaire (disponible sur le site de l'ambassade) rempli et imprimé correctement, et toutes les pièces nécessaires: photocopie passeport, une photo d'identité récente, le passeport bien entendu, 35 euros par visa (pour les visas touristiques à une entrée) et une invitation officielle. Une quoi ? Une invitation officielle, délivrée par un organisme russe dûment accrédité, et spécifiant vos dates de voyage.

Des agences spécialisées pour les démarches.

Heureusement, si vous n'habitez pas près d'un des trois consulats en France, ou bien si vous ne voulez pas faire la queue devant celui de Paris dès 7h du matin sans garantie d'être reçu à un guichet avant 12h, heure de fermeture des bureaux, des agences se sont spécialisées pour effectuer la demande de visa à votre place. Il en existe plusieurs, et leurs tarifs varient quelque peu. Russie Autrement, l'organisme de voyage auquel nous avons fait appel les inviations, l'hôtel et quelques visites guidées (notamment pour le musée de l'Ermitage), nous a conseillé mon-visa.com, et notre dossier est parti chez eux depuis une deux semaines. Il en coûte 40 euros par visa (hors frais d'envoi), à la date d'aujourd'hui. Oui, c'est pas donné, mais d'un autre côté, nous n'avons pas à aller à Paris, ni prendre un jour de congé, sans être véritablement sûr de pouvoir obtenir le précieux sésame à l'issue de cette journée.

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Bientôt, le départ. Si tout va bien.

En attendant (la date approche, où sont nos visas ?!), je tente de dompter l'alphabet cyrilique, et d'apprendre quelques mots de russe. Et pour m'adapter aux températures, je me roule nu dans la neige, tous les matins. Sur ce, До свидания (da svidania), c'est à dire "au revoir" (en roulant bien les "R"). J'aurais très certainement l'occasion de reparler en détail de ce séjour à notre retour, si nous arrivons à partir et/ou rentrer :).