Accueil > Carnets de voyage > Amériques > Canada 1998 > Canada 1998: canot sur le lac Kénogami

Canada 1998: canot sur le lac Kénogami

Canot sur le lac Kénogami et la rivière Chicoutimi

Le barrage du lac Kénogami La balade va se dérouler sur deux jours : le premier, prise en main du canot, et petit parcours d'une quinzaine de kilomètres sur le lac Kénogami. Nous camperons sur une des îles. Le deuxième jour, nous reviendrons à notre point de départ (le barrage - photo ci-contre) pour descendre la rivière Chicoutimi jusque chez nos hôtes... Première leçon de canot sous un vent relativement fort, avec Claire à l'avant et moi à l'arrière... ben c'est pas triste. On ne peut pas dire qu'on est des pros. Devant nos difficultés (on tourne dans tous les sens), Manu décide de nous répartir tous les deux : je pars avec Patrick, un autre membre de Québec Aventures Actives, dont nous avons fait la connaissance ce matin, et Claire va avec Manu. C'est assez éprouvant, finalement, surtout avec le vent contre lequel nous devons lutter, mais, côté technique, ça vient assez vite : lorsqu'on a acquis les gestes principaux, et qu'on arrive à prendre le rythme, tout se passe bien. Avant de nous arrêter pour manger, nous traversons le lac : là, il faut ramer, pour avancer... de quoi justifier le but de la traversée : manger ! :-) Juste avant de nous arrêter sur les bord de la rivière Syriac, un vison sort de l'eau et monte sur les rochers, pour très vite disparaître de notre vue...

La nuit tombe sur le lac Kénogami Après le repas, nous reprenons les pagaies et nous revenons sur le lac : là, c'est l'heureuse surprise : il n'y a pas (ou presque plus) de vent, et donc, de vagues ! c'est beaucoup plus agréable. Les mouvements sont devenus automatiques, et nous pouvons vraiment profiter de ce qui nous entoure : en fait, nous devons être les seuls, sur le lac... Nous sommes en semaine, et la saison estivale est terminée. Le reste de la journée se termine tranquillement, au gré de nos coups de rame. Nous nous arrêtons bientôt à l'endroit prévu pour le bivouac de cette nuit : une sorte de plage, sur les rives du Gros Ruisseau.

Le campement sur les rives du Grand Ruisseau Nous montons les tentes, Patrick prépare le feu, et nous attaquons le repas juste avant le coucher du soleil. Très bon repas d'ailleurs, préparé par Manu : petits légumes au feu de bois, côtelettes, petits pains en dessert... Miam miam ! A la tombée de la nuit, je vais faire un petit tour de canot avec Patrick : le silence est impressionnant : pas de vent, l'eau est comme un miroir... Une vraie mer d'huile. J'ai un peu mal partout, à force de ramer ;-) Avant de nous coucher, petite partie de cartes sous une tente, à la lueur des lampes: le "trou du cul" :o))) !

Un canot dans les brumes matinales... Le lendemain, à l'aube, après une bonne nuit réparatrice, Manu nous réveille pour que nous puissions admirer le lever du soleil sur la brume du Gros Ruisseau ! Un grand moment. J'ai dû griller deux pellicules: les rives, sur le canot, Manu dans un canot dans la brume, etc. En plus, très bizarrement, il fait vraiment très chaud ! Il est à peine 7 heures du matin, et on est tous en t-shirt... Après ce grand moment, nous prenons un bon petit déjeuner, avant d'embarquer pour revenir vers le barrage du lac Kénogami. Là, Patrick nous quitte, et Stéphane, un québécois très costaud, le remplace. Pour situer le personnage, c'est un gars qui est du genre à porter les canots tout seul, sur sa tête... Voyez ce que je veux dire ?

L'aube sur le lac Il est en outre spécialiste de la descente en rivière. Nous allons en effet rentrer chez Manu en descendant la rivière Chicoutimi. Petit entraînement devant le barrage, pour nous habituer aux courants, et aux manoeuvres spécifiques : la force du courant est très impressionnante. Il faut apprendre à se servir de cette force pour se déplacer... Et ça n'est pas si évident que cela. Nous commençons ensuite la descente : en fait, il n'y a que trois rapides à franchir. Tout le reste (environ 10 km) est calme. Nous pouvons profiter du paysage qui nous entoure : hydravions et petites maisons sur terrains inondables (!) jalonnent notre parcours.

Les rives boisées du Grand Ruisseau Dans l'eau , quelques huards et autres canards. Nous passons notre premier rapide : Manu me guide bien, et j'essaie de ne pas faire trop de fausses manoeuvres. Le reste se déroule bien, jusqu'à l'ultime rapide... A cause du niveau d'eau, relativelent bas, il a l'air plus difficile à franchir. Nous laissons nos bidons à Claire et Stéphane qui le passeront "à pied", et nous partons... pour en sortir avec un canot pratiquement inondé et un genou blessé; Manu s'est fait mal lors du passage. Il restera quelques temps avec des béquilles avant de se faire opérer quelques semaines plus tard. C'est vraiment pas de chance... Nous arrivons tout de même à bon port, un peu épuisés, mais ravis de cette expérience. Il faut dire qu'on a vraiment eu une équipe d'enfer !