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Canada 1998: Gaspé et le Parc de Forillon

Gaspé et le Parc de Forillon

Cap Gaspé Effectivement, comme le prévoyait la météo locale, le soleil est au rendez-vous le lendemain , mais il fait un vent à décorner les boeufs ! Après un rapide petit déjeuner au MacDonald's du coin (honte à nous !!), nous allons sur la rive sud du parc de Forillon, pour faire une ballade de 2 ou 3 heures jusqu'au Cap Gaspé. C'est vraiment très chouette : sur la droite, les eaux déchaînées sous le vent, et à gauche, des arbres splendides. Au Cap Gaspé, la vue est superbe. Droit devant, de l'autre côté de Terre Neuve, c'est l'Europe. Au pied de la falaise, on peut apercevoir quelques phoques sur un bout de rocher ! Et à côté du phare, un porc-épic joue les stars devant une quinzaine de photographes. Ce qui devait arriver arriva, le porc-épic excédé s'en alla.

La côte sud du parc Descente vers le point de départ, toujours sous un vent à décorner les boeufs. Direction "la chute"... Ben pas terrible, la dite chute. Enfin, nous passons rapidement pour sortir du parc afin de faire le plein d'essence, car nous commençons d'être à court. Nous nous arrêtons à la première station : le type est super sympa; il parle du vent, en nous disant "c'est venteux !", avec son accent québécois :o), et puis aussi des trucs à voir et tout et tout, bien que ce soit plutôt la basse saison. Ensuite, direction la côte nord, ou, plus précisément, le Cap des Rosiers, sur la côte sud du parc. Là aussi, c'est très chouette ! On arrive sur une vue du phare des Rosiers : le plus grand du Canada (37 m), et la côte, vraiment superbe.

Une marmotte En arrivant sur le parking de la côte sud, dans le parc, une marmotte se prélasse sur le bord de la route, et se laisse photographier sans rechigner... Sur les bords de la falaise, nichent des dizaines de cormorans. Ils sont rigolos, lorsqu'ils sortent leurs pattes palmées et qu'ils ouvrent grand leurs ailes pour atterrir sur les rebords de la falaise. Nous descendons sur la plage, en contrebas, et nous apercevons de temps en temps une tête de phoque sortir de l'eau quelques instants, regarder vers la plage, puis replonger, pour réapparaître un peu plus loin... Il joue à ce petit jeu 4 ou 5 fois, puis nous repartons pour Gaspé, après ce grand bol d'air. Le soir, souper dans un bar sympa, le Brise Bise. Ambiance pub, avec des concerts en soirée. Il est 20h30, quand je rédige ces mots, on a fini de manger il y a 20 minutes... C'est fou, les horaires qu'on a, ici : lever vers 7h00 (7h30 pour moi :-) ), et coucher au plus tard vers 23h00, quand c'est pas 22h00. Il faut dire que le grand air, ça assomme pas mal :)

Gaspé - Percé

Le rocher Percé Heu, demain, c'est l'anniversaire de Claire. Faut pas que j'oublie, hein ! Visite de la cathédrale de Gaspé et du musée de la Gaspésie. Chouette quand même (je suis pas très fan des musées). Avant de quitter Gaspé, nous tentons de visiter le site d'interprétation Mic-Mac : hélas, celui-ci est fermé pour la saison. Nous continuons dons notre route : prochaine destination : Percé et son fameux rocher. En arrivant à Percé, on voit tout de suite que c'est un site très touristique : des dizaines de panneaux indiquent "Gîte", "Hôtel", "Chambres", etc etc.

Le rocher Percé vu du mont Sainte Anne Nous allons à l'office de tourisme ou on nous renseigne sur tout ce qu'il y a à voir et à faire : centre d'interprétation de Percé (gratuit), le mont Ste Anne, la Grotte, et bien sûr, l'île de Bonaventure où l'on trouve une colonie de 70.000 fous de Bassan, sans oublier le fameux rocher Percé. Pour nous loger, pas de problème : le gîte La rêvasse est très accueillant. Nous y laissons nos bagages, et nous partons visiter le site d'interprétation : un documentaire sur les fous de Bassan est projeté et nous prenons donc connaissance de leurs moeurs. Ensuite, la visite se prolonge par le musée. En sortant du musée, nous entamons la montée du mont Ste Anne. La vue sur Bonaventure, Percé et son rocher est superbe. Le soir venu nous allons voir l'auberge Gargantua : le site est impressionnant, situé sur la route des failles, en haut d'un mont, c'est grandiose. Il paraît que c'est un peu cher. Les prix ne sont pas affichés : dommage. Nous allons manger à Percé même, au Récif : pas terrible, surtout le service (qui ne mérite pas ses 15%, en passant), du coup, on a regretté un peu le Gargantua... Pour la prochaine fois ?

Aux pieds du rocher Percé Je n'ose pas imaginer Percé en plein mois de juillet, avec des cars pleins de touristes à en craquer : ça doit être invivable ! Sur le quai pour l'embarquement vers l'île de Bonaventure, les traversiers nous interpellent pour que l'on vienne dans leur bateau "viendez viendez sur mon bateau!"... Ambiance quartier latin aux abords des restaurants touristiques, à Paris... Apparemment, pas de problème de place pour prendre le premier bateau pour Bonaventure le lendemain matin, vers 9h00. Nous rentrons après avoir fait un tour dans les boutiques de souvenir ouvertes jusqu'à 22h00 (décidément, cette ville est folle !). J'ai eu honte de quelques français, quand on les a entendu dire, dans un des magasins "ah ben chez nous c'est pas comme ça, hein ! Qu'est-ce que c'est compliqué, ici ! On comprend rien !!"... Il fait un peu frisquet, en bord de mer, et nous ne nous attardons pas trop tard. Avant de nous endormir, nous examinons notre itinéraire pour les jours suivants.