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Canada 2001: motoneige et traîneau à chiens

Motoneige et traîneau à chiens.

Motoneige On souhaitait profiter de notre séjour pour faire un peu de motoneige et de traîneau à chiens. Pour cela, Emmanuel nous a donné des adresses, et s'est même occupé de nous réserver une demi-journée pour les traîneaux à chiens. En ce tout début de matinée du 1er mars, nous partons donc en direction de La Baie, pour faire de la motoneige. Le traîneau à chiens sera pour le lendemain. Sur le site de location, on nous demande d'enfiler des combinaisons spéciales par dessus nos propres pantalons. Avec d'énormes moufles et une cagoule en soie, nous voilà équipés comme des cosmonautes. On a pratiquement doublé de volume :o). Mais il faut bien ça. Il fait -30°C dehors, malgré un soleil splendide, et avec la vitesse et le vent, le froid n'en est que plus vif.

Je peux dire que nous n'avons pas eu froid, avec tout notre équipement. En outre, les motoneiges sont équipées de poignées chauffantes. ça peut paraître un gadget, mais c'est vraiment très utile, surtout par une température comme celle-ci, même avec nos énormes mitaines. On nous propose un trajet pour les 4 heures de la location... 120 km... Le loueur nous assure qu'on peut faire tout ces kilomètres sans problème. On nous explique ensuite le fonctionnement des motoneiges. Un frein sur la poignée gauche, un accélérateur sur la droite, le démarreur manuel (façon moteur de hors-bord) et une marche arrière pour ma motoneige. Celle de Claire n'en est pas pourvue. On nous recommande de faire attention... Il faut dire qu'il y a environ 30 à 50 morts chaque année dans des accidents de motoneige...

Carte trajet motoneige Nous partons sur la piste... Le maniement n'est pas si aisé que ça. Les pistes ne sont pas droites (ben oui, c'est comme les routes), et à chaque virage, à moins d'être un pro de la glisse, il vaut mieux freiner et les prendre en douceur, d'autant que souvent, la piste est assez étroite à ces endroits là. Comme sur la route également, on circule à droite. A 60 km/h, il faut garder toute son attention sur la piste, car, à la la moindre bosse, ça fait tout drôle de partir de travers... Bon, franchement, la motoneige, c'est pas ma tasse de thé: ça pue, ça fait du bruit, et il est difficile de regarder à la fois ce qui se passe autour, la piste, et les autres motoneigistes qui arrivent en sens inverse. Et pourtant, il y en a des choses à voir ! Bref, c'est essentiellement de la conduite. Il doit falloir aimer la moto... En outre, nos 120 km, ça nous a fait carrément trop. Bon, ok, on s'est planté de piste (attention aux indications, c'est pas évident) et on s'est un peu "enneigés" aussi... Mais, résultat des courses, on a pas trop pu profiter du paysage. Les pistes traversent assez souvent les routes, et aussi les voies ferrées. Impressionnant, quand un énorme train, emmené par trois locomotives jaune, passe à côté de nous. J'en avais tellement ras-le-bol à ce moment là, que je n'ai même pas sorti mon appareil photo (c'est pour dire). On ne voulait qu'une chose: en finir avec ces motoneiges :o). Finalement, on rend le tout 2 heures plus tard que l'heure prévue, mais les loueurs ne nous font pas de problème. On pas très doués, c'est tout ;o).

Chiens de traîneau Le lendemain matin, nous nous rendons à Saint David de Farlardeau, une petite ville situé à environ 30 kilomètres au nord de Chicoutimi. Il fait toujours -30°C, et le ciel est encore plus bleu ! Nous arrivons sur le site en même temps qu'un couple de belges et leur petit fils. Ils prendront deux traîneaux (le couple ensemble: l'un dedans, l'autre derrière, aux commandes et le petit fils avec le guide). Avec Claire, nous avons chacun notre traîneau, avec quatre magnifiques chiens. Ils aiment ça, pas de doute: il faut les voir hurler et tendre leur laisse lorsque le guide sort les harnais et se dirige vers eux ! Inutile de dire qu'il vaut mieux tenir le traîneau fermement, ce que le guide nous expliquera avant de partir. En effet, dès que les chiens sentent qu'ils peuvent tirer le traîneau, ils y vont, sans se préoccuper de savoir si le conducteur est sur le traîneau ou pas !

Chiens de traîneau Et ils ont une sacrée pêche. A l'arrière du traîneau, il y a un frein, une espèce de plaque dentée sur laquelle on appuie avec les pieds pour que les dents se plante dans la neige. Dès qu'on relâche la pression, la plaque, maintenue pas un élastique se relève. Pour s'arrêter, il faut peser de tout son poids sur le frein en criant "wow!" :o). Dès qu'on relâche un peu, le traîneau part, inutile de crier "allez !". Dans certaines montées, il faut les encourager à la voix et les aider un peu lorsque cela monte trop (on pousse un peu avec le pied). Mais il ne faut pas trop les aider, car sinon, ils ne tirent plus le traîneau (pourquoi se fatiguer, hein ?) mais vous laissent le pousser ! Pas bêtes ! Une fois les chiens attachés aux traîneaux, on part, à fond ! Pourtant, ça commence par une montée, et ils tirent drôlement fort !! Ensuite, s'enchaînent une série de virages, entre les arbres. Dans chaque virage, on doit se mettre sur le patin extérieur... Il s'agit de ne pas se payer un arbre ! La piste est tracée, mais il suffit d'un écart pour renverser le traîneau.

Chiens de traîneau A certains endroits, c'est presque du trial, avec des bosses pas possibles ! Mais les chiens tiennent bon et ils en redemandent ! Cela dit, notre couple de belges rencontre quelques difficultés: le traîneau sort de la piste et s'enfonce profondément dans le neige. Ils doivent descendre touts les deux pour que leur traîneau reparte. En fait, ils vont prendre l'habitude d'aider un peu trop les chiens, et du coup, ceux-ci ne vont plus se fatiguer, ils vont marcher... Comme on est derrière, on ne va faire du "stop and go" sans arrêt, sauf sur le plat... La piste nous emmène sur deux petits lacs, c'est superbe!

Bon, un de mes chiens est un peu fainéant et il se laisse tirer par les autres. Du coup, je sais pas comment il s'est débrouillé, mais tout mon attelage se trouve emmêlé, impossible d'avancer! Le temps de descendre du traîneau, de trouver un moyen pour l'attacher (on sait jamais, si le traîneau repartait sans moi) en m'enfonçant dans la neige jusqu'aux coudes, de détacher les chiens un par un (un vrai sac de noeud !!) et de les rattacher, puis de repartir, le guide était venu à ma rencontre en se demandant ce qui ce passait... D'ailleurs, à peine reparti, mon chien récalcitrant remet ça. Du coup, le guide le détache et le met dans le traîneau. Ils se laisse traîner pendant un bon moment, jusqu'au moment où, en pleine descente, il saute du traîneau pour courir avec les reste de l'attelage... Nouvel arrêt pour le rattacher correctement, et on retourne au campement à toute vitesse ! Finalement, on peut dire que le traîneau à chiens est assez technique, mais très plaisant, quand on a les bons réflexes au bon moment (freiner, se mettre à l'extérieur dans les virages), et quand les chiens y mettent du leur :o). Pour ça, à priori, pas de soucis, tant qu'on ne les aide pas trop et qu'on les encourage... Allez !