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Canada 2004: Montréal: le Biodôme et le Jardin Botanique

Vol Paris-Montréal

Décollage prévu à Roissy à 16h20, au terminal 2F. La grande angoisse de ce vol, c'est "comment ça va se passer avec Arnaud, 17 mois et quelques dents" à cette époque, pendant les 7h30 de voyage dans un espace clos, et sans compter l'attente à l'embarquement ni celle du débarquement et les formalités associées... Déjà, premier point positif en arrivant au comptoir d'enregistrement des bagages, il n'y a personne (nous nous présentons un peu plus de deux heures avant le décollage), et deuxième point positif, la nacelle que nous avions réservée sans avoir jamais eu de confirmation de la part d'Air France est bien réservée à notre attention, et nous avons donc droit à des places spéciales, devant une cloison de l'appareil, avec les accroches nécessaires (du coup, nous avons de la place pour étendre les jambes !). La nacelle est un peu limite au niveau taille (les pieds d'Arnaud vont dépasser) mais c'est pas grave... Après avoir patienté tranquillement dans le hall d'embarquement sous le toit en verre du terminal 2F, on nous informe qu'il faut prendre le bus à la porte 50 pour rejoindre l'avion... Peut-être une des conséquences de la fermeture du terminal 2E, qui a fait augmenter le trafic sur les autres terminaux ? Bref, nous prenons le bus, avec Arnaud dans les bras, pour arriver aux pieds de notre Boeing 747. Nous rejoignons nos places, et nous essayons de garder Arnaud sur nos genoux, le temps que l'avion se mette à bouger, décolle et prenne de l'altitude. Bien entendu, l'avion a du retard, des passagers ayant enregistré leurs bagages sans se présenter au décollage... Et en ces temps de paranoïa, ça fait son effet. Avec 30 minutes de retard sur l'horaire prévu, l'avion se met enfin à bouger. C'est à ce moment qu'Arnaud s'endort, accroché à ma ceinture sur mes genoux. Beaucoup de stress pour pas grand chose, finalement.

Peu de temps après le décollage, une hôtesse vient installer la nacelle dans laquelle nous déposons Arnaud; il dort à poings fermés. C'est seulement au moment du repas qu'il daigne se réveiller. Du coup, Claire mange pendant que je donne à manger à Arnaud. Pendant ce temps, mon plateau attend. S'ensuivent ensuite alternance de moment calmes (jeux sur nos genoux, lecture) et plus souvent, de course dans les allées de l'appareil, sous l'oeil ravi du steward et de certaines hôtesses, et sous celui (un peu moins ravi) des passagers réveillés par des petites mains qui se posent sur les genoux qui dépassent dans l'allée :o). Infatigable ! Après ce parcours de folie, il s'endort, juste quand nous commençons de survoler les côtes du Canada... Il se réveille à peu près une heure plus tard, à l'atterrissage. Nous quittons tranquillement l'appareil, plutôt surpris que le vol se soit déroulé aussi facilement (à part les allées et venues dans les couloirs), pour faire la queue au contrôle des frontières, pendant environ 20 minutes. Nous sommes aussi agréablement surpris de l'attitude d'Arnaud, plutôt calme après sa course effrénée dans l'avion, et malgré l'heure tardive (par rapport à la France).

Nous prenons un taxi pour rejoindre la quartier d'Hochelaga, où nous attend Olivier, notre hôte de quelques jours. Un petit truc pour ne pas faire la queue 3 heures à attendre le taxi à Dorval, c'est d'aller vers la file sur la gauche en sortant de l'aéroport, au lieu d'aller vers la droite, comme tout le monde. Nous avons été pris tout de suite, alors que la queue de l'autre côté se terminait juste à la porte de sortie de l'aéroport. Malgré nos indications, notre bavard de chauffeur de taxi se perd un peu. Très honnête, il coupe le compteur pendant qu'il regarde sur un plan pour trouver son chemin, et il nous dépose enfin à l'adresse indiquée. Avant de nous laisser, il nous conseille de profiter de notre séjour pour aller cueillir des pommes au Mont Saint Hilaire. Nous prenons note. Nous montons les bagages, Olivier nous présente son grand appartement, et nous discutons un peu avant de manger, un peu dans un état second. Arnaud, lui, est imperturbable: lorsque nous nous couchons, il est 4h30 du matin en France (22h30 à Montréal), il vient de passer plus de 8 heures dans un avion, en dormant à peine deux heures depuis le départ, et... il joue calmement avec quelques Lego que nous avons pris le soin d'emmener dans nos bagages. Pour le coucher, pas de problème non plus; comme solution de couchage, nous avons emmené un de nos tapis de sol auto-gonflant: posé à même le sol (pour éviter les chutes), dans un angle de la pièce et protégé de l'autre côté par un sac à dos, tel va être son lit pendant ces trois semaines de voyage itinérant. Et tout ça, sans aucun soucis, à part que, de temps en temps au cours de la nuit, il faudra aller le récupérer sur le parquet pour le remettre sur le matelas (c'est dingue ce qu'il peut remuer quand il dort !).

Montréal: le Biodôme et le Jardin Botanique

Le réveil est un peu dur. Arnaud se réveille comme à son habitude, vers 7h00, et nous aussi par la même occasion. Aujourd'hui, c'est jour férié ici, c'est la fête du travail. Après le petit déjeuner, nous partons nous promener dans les rues. Au programme de la matinée, petit tour dans le quartier, visite du Biodôme, et ballade dans le Jardin Botanique pour l'après midi. La chaleur est étouffante et l'air est humide. Le temps est brumeux, et il fait lourd, très lourd. La visite du quartier est assez rapide: il n'y a pas grand chose à voir... Nous nous retrouvons rapidement au pied du stade Olympique dont nous apercevons la tour penchée depuis l'appartement d'Olivier. Nous commençons donc par le Biodôme, où sont reconstituées les plus beaux écosystèmes des Amériques, au pourcentage d'humidité près... C'est très chouette. Arnaud dort dans sa poussette dans la partie forêt tropicale, mais se réveille dans la fraîcheur du Saint-Laurent marin. Il est fasciné par l'immense aquarium de 2,5 millions de litres d'eau, dans lequel évoluent esturgeons et autres raies. Splendide ! Puis, nous passons dans les parties Arctique et Antarctique. Il n'y avait pas grand monde, et c'était plutôt agréable.

Nous sortons à la fin de la matinée, et nous faisons de rapides courses dans un des supermarchés du coin sur le chemin du retour. C'est l'occasion d'examiner avec attention les étalages, et notamment le rayon boissons (sodas et autres), juste en face de l'énorme étalage de chips et consors... Je vais faire un tour du côté des laitages: des tonnes et des tonnes (ou plutôt des litres) de lait frais, mais rien en UHT, à part les petites bouteilles de lait au chocolat: plus pratique pour les enfants quand on voyage sans glacière. Nous apprendrons plus tard, qu'ici au Québec, on trouve du lait partout, tous les jours de la semaine et à toute heure, dans les dépanneurs et autres stations services. Pour le reste des laitages, et plus précisément les yaourts, je suis très surpris de ne voir que du 0%. Bref, des rayons très nord-américains. Après quelques emplettes, nous rentrons à l'appartement pour le dîner (le déjeuner d'icitte).

Après la courte sieste d'Arnaud, nous repartons dans le même coin que le matin, vers le Jardin Botanique. Le temps s'est dégagé et il fait moins lourd. Après avoir réglé l'entrée, nous nous promenons dans les allées de cet immense espace vert. Arnaud découvre la course après les goélands. Après avoir déambulé entre les fleurs et autres céréales (si, si!), nous nous posons à l'ombre au bord d'un étang, en compagnie des canards. Le programme du Jardin annonce 'la magie des lanternes' à partir de la semaine prochaine et sur une durée de plusieurs semaines; Olivier nous dit qu'il absolument y aller: ça se passe dans la partie Chinoise du jardin, et consiste à décorer toute cette zone avec des centaines de lanternes. Bien entendu, il faut y aller le soir, quand tout est illuminé. Il y a d'ailleurs des nocturnes tous les soirs rien que pour cette occasion. Là, tout est déjà installé, et c'est déjà très chouette, même en plein jour. Il faudra revenir lorsque nous reviendrons à Montréal à la fin de notre voyage, avant de reprendre l'avion, c'est sûr ! D'ailleurs, nous n'avons pas encore bien défini notre itinéraire, à part notre escapade vers Chicoutimi en milieu de semaine. Pour l'instant, nous rentrons souper avec nos hôtes, qui se jettent sur le repas (qu'est-ce qu'ils bouffent !!), avec leur pain maison garanti sans sucre. C'est vrai qu'il est bon, ce pain :). Demain, Olivier nous accompagnera dans le centre, à l'office de tourisme. En attendant, nous discutons de son expérience ici; pour l'instant, il est entre deux eaux; il a du mal à se faire une place au soleil sur le marché du travail québécois, après une première expérience qui a tourné court, mais il semble relativement optimiste...