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Canada 2004: Lac Kénogami

Lac Kénogami

Départ pour la balade en canot, sur le lac Kénogami à partir du camping de Jonquière. Nous sommes 21 : 14 adultes dont deux femmes enceintes, et 7 enfants. Quelle équipée ! Nous partons avec deux rabaska, deux gros canots qui peuvent contenir 10 rameurs et 3 autres canots plus petits. Chacun reçoit une pagaie, et endosse son gilet de sauvetage. Arnaud ressemble à un bibendum fluo, mais sans pagaie. Il est prévu que nous le prenions entre nous deux, dans un siège auto. Bien entendu, il n'est pas attaché à son siège, c'est trop risqué en cas de chavirement. Après avoir réparti les charges sur les canots, et fait un peu connaissance avec tout le monde (dur, dur de retenir les prénoms, avec en plus trois soeurs qui se ressemblent pas mal !), nous prenons place dans les canots et nous partons. la manipulation des rabaskas est très différente des canots plus petits: moins maniables, ils sont aussi plus rapides, pour peu que tout le monde s'y mette en rythme.

Arnaud ne se plaît pas trop, à rester dans ce siège, avec son chapeau, avec juste l'eau à voir autour de lui. Ce qu'il veut, c'est ramer avec nous et voir un peu plus loin ce qui se passe (donc, se lever...). Pour le faire patienter, nous chantons un peu mais le répertoire s'épuise assez vite. Sinon, il fait très beau, et sans vent, c'est assez facile d'avancer. Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour manger et poser le camp, sur une île du lac. Le repas est rapide, et c'est à ce moment là que nous nous apercevons qu'il n'y a pas de lait (oubli !). Heureusement, nous avons emmené des petites bouteilles UHT de lait au chocolat. Chacun installe sa tente, sur une des deux rives de l'île (distantes de 200m). C'est très calme dans un premier temps, mais, rapidement, plusieurs bateaux (à moteur) accostent et les occupant descendent, une bière à la main en braillant plus ou moins fort. Heureusement, ils restent à distance, à part pour aller aux toilettes (il y a une cabane qui est destinée à cet effet sur l'île).

Sinon, le cadre et très sympa. Arnaud se promène d'un côté à l'autre de l'île, tout heureux d'être en pleine nature. Une partie du groupe décide de faire un tour en canot jusqu'à la rivière Siriak. Je me joint à eux, Claire restant au camp pour la sieste d'Arnaud. La balade est sympa, très calme et détendue. Nous croisons tout un tas de bateaux, la plupart à moteur, à l'arrêt, avec le plus souvent aussi des buveurs de bière à bord... Apparemment, c'est le sport national de la fin de semaine: faire du bateau à moteur et boire de la bière. Nous rentrons au camp, où le ballet des pauses pipi (sûrement dues à l'absorption de litres de bière) s'est un peu calmé avec le soir.

Tout le monde aide à la préparation du repas, et Arnaud court toujours d'une rive à l'autre quand il ne joue pas à lancer du sable dans l'eau. Nous allons manger le dessert (gâteau aux poires et aux bleuets) sur l'autre rive, devant le soleil couchant... Le soleil s'est déjà couché, mais c'est quand même très sympa. Nous rentrons au camp à la lumière des lampes frontales. Arnaud est surexcité, avec toutes ces lumières. Il n'hésite pas à prendre le chemin tout seul, en suivant n'importe quel faisceau. Il est temps pour lui d'aller se coucher; ça va être sa première nuit sous une tente. Nous regardons un peu les étoiles, et hop, au lit, enfin, sur notre tapis de sol, dans sa gigoteuse. Après l'avoir laissé dans la tente, à moitié endormi, nous rejoignons les autres. Petite soirée à la lueur du feu et des lampes... J'aurai dû emmener mon jeu des loup-garous... La nuit se passe super bien, avec Arnaud entre nous deux, à moitié dans mon sac de couchage, à moitié dans sa gigoteuse.

Lac Kénogami

Au réveil, le temps est nettement différent de la veille : le ciel est couvert et la pluie n'est pas loin. Décision est prise de prendre le petit déjeuner, puis de rentrer à Jonquière pour midi. Nous prenons notre petit déjeuner, et Arnaud le sien avec son lait au chocolat. Alors commence le pliage des tentes et le remplissage des bidons: surprise, d'ailleurs, quand je récupère un des nôtres, il y a deux canettes de bières à l'intérieurs... Des zozos en bateau ont sûrement pensé que les bidons étaient en fait des poubelles... Tssss tsss. Nous embarquons finalement dans les canots, tranquillement, sous un ciel un peu moins menaçant qu'au lever. Cependant, lorsque nous retrouvons à découvert sur le lac, sans la protection d'une des nombreuses îles, le vent se fait très nettement sentir. Heureusement, le soleil fait une timide apparition. Souquez, moussaillons ! Arnaud s'endort dans son siège auto pendant que nous ramons ferme. Nous arrivons à Joncquière sans soucis, et nous déchargeons tous les canots. Le matériel (pagaies, gilets de sauvetage, etc) est restitué et chacun regagne sa voiture. Nous avons tous rendez-vous chez Emmanuel et Lise pour le repas de midi, à Chicoutimi. Nous emmenons Lise avec nous. Arrivés à Chicoutimi, le temps s'est nettement dégradé, et un déluge d'eau s'abat sur la région pendant que nous sommes à table sous la véranda, biens au sec. Ouf !