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Canada 2004: Baie Saint Paul - Saint Antoine de Tilly - Plessiville

Baie Saint Paul - Saint Antoine de Tilly - Plessiville

Nous débutons notre matinée en ville, dans une artère plutôt commerçante de Baie Saint Paul, avec de vieilles maisons victoriennes de chaque côté de la route. Très sympa, même si le contenu des boutique ne convient pas trop à Claire (autrement dit, elle n'y a pas trouvé son bonheur). Mais sinon, c'est plutôt sympa comme ville. Nous reprenons la route, en direction de Québec, avec comme prochaine étape l'Ile d'Orléans. Elle a l'air très sympa comme ça, d'après ce qu'on a entendu dire à droite à gauche et dans les guides. Comme nous passons juste à côté, nous décidons d'aller y faire un tour. L'île n'est pas très grande. On y accède par un pont, en face des chutes de Montmorrency à ne pas rater si vous passez par là en hiver, avant Québec. Les villages ont l'air plutôt chouettes, très "cossy", à l'ouest. L'île en elle-même est très agréable aussi, mais on peut dire qu'elle est plutôt faite pour être visitée... en voiture, et pas en poussette. Le nord est tout pelé, et moins pittoresque. Nous nous arrêtons pour le repas de midi dans un bouiboui pas terrible (sauce tomate et frites). Bref, c'est un peu partout la même chose pour manger à midi. Après le repas, nous allons nous promener vers la 'maison des aïeux': il y a un petit parc, et Arnaud en profite pour se défouler un peu. Il y a aussi une expo, dans une maison un peu à l'écart... Heu, il s'agit d'une expo "funéraire" (on ne l'apprend qu'en franchissant le seuil), avec un cercueil exposé, et tout le détail des "options" disponibles avec le tarif correspondant (tarif enfant, etc). Nous ne nous attardons pas.

Nous finissons le tour de l'île avant de rejoindre Québec, et nous tombons dans les embouteillages de fin d'après midi. Rien à voir avec Paris, mais un peu lourd avec la chaleur et Arnaud qui commence à avoir faim. Nous sortons de l'autoroute pour trouver quelque chose pour le goûter mais impossible de trouver quelque chose à la station service où nous nous arrêtons pour faire le plein, ni au dépanneur d'à côté : ils n'ont pas de yaourt. C'est un peu glauque, cette partie de Québec (ou la proche banlieue), avec que du fast food tout le long de la route. Nous reprenons l'autoroute et poussons jusqu'à Saint Antoine de Tilly, la plus vielle ville du Québec, selon le Lonely Planet. Il y a de chouettes bicoques, et un dépanneur bien achalandé en yaourts, de quoi satisfaire notre petit bonhomme, et nous également par la même occasion. Nous faisons une petite balade dans les environs. C'est très (trop ?) calme, par ici.

Nous prolongeons notre itinéraire jusqu'à Plessiville (c'est rigolo, à chaque fois, ce nom me fait penser au film PleasantVille, il faudrait vraiment que je le voie !), sur la route 116. Un peu au hasard, nous tournons dans la ville à la recherche d'un hébergement. Pas facile à trouver. Il commence à être tard (18h)... En faisant demi tour pour rebrousser chemin, nous tombons sur un gîte, la maison douce, une splendide maison victorienne de 1885. Nous descendons pour sonner à la porte. Pas de réponse. Bon, c'est peut-être fermé. Nous nous apprêtons à remonter dans la voiture quand une dame nous interpelle: c'est notre hôte, qui, en partant à pied faire ses courses, nous a aperçu et a fait demi-tour. Madeleine (c'est nom prénom) nous accueille chaleureusement dans sa superbe maison (2 ans de restauration).

Elle nous laisse le choix de la chambre : la rose ou la bleue. Nous optons pour la bleue, un peu plus grande, et moins "kitch". Arnaud dormira par terre, sur son matelas gonflable, bien qu'il y ait un lit 90cm, mais nous avons trop peur qu'il en tombe dans son sommeil. Après avoir fait quelques courses au dépanneur du coin, nous soupons tranquillement, et, Arnaud ayant bien dormi dans la journée, nous allons faire une petite balade nocturne, d'autant qu'il ne fait pas trop frais. Il n'est pas très tard, mais la nuit est déjà là.

Plessiville - Odford via Sherbrooke - Magog

Nous prenons le petit déjeuner (très copieux et vraiment délicieux) dans le salon, Arnaud se jette sur les muffins. Le temps est superbe. Le but du jour est de trouver un hébergement pour 4/5 jours dans la région des Cantons-de-l'Est, vers Sherbrooke ou alentours. Notre hôte nous conseille fortement de prendre la route 165 au lieu de la 116, certes plus directe mais moins pittoresque. La 165 nous fait passer par Thetford Mines, Black Lake, Beaulac, Weedon. Après avoir chargé la voiture et signé le livre d'or du gîte, nous quittons donc Plessiville pour les mines de Thetford. Elles permettent d'exploiter de... l'amiante. Le gouffre creusé est énorme. Un promontoire permet d'observer du bord de la route l'étendue des travaux (d'Hercules). Ensuite, Black Lake et Beaulac, petites bourgades sympa... Une rivière coule et nous aurions beaucoup aimé nous promener le long des rives... Malheureusement, toutes les rives ont été accaparées par les québécois du coin : ils y ont construit leur maison, et il ne subsiste aucun accès. De toute façon, on ne pourrait pas aller bien loin, puisque toutes la rive est occupée. Dommage. Après avoir cherché en vain un endroit pour se promener, nous quittons donc la bourgade pour Weedon, où nous prévoyons de nous arrêter pour le repas. Nous choisissons un restaurant qui ne paie pas de mine de l'extérieur, mais plutôt chaleureux à l'intérieur : ambiance familiale garantie.

Après manger, Arnaud fait son petit tour habituel dans la salle, et rapplique en courant dès que quelqu'un lui adresse la parole. Nous sortons et décidons de nous promener dans les environs avant de reprendre la route pour Sherbrooke. Sur le parking, un gars à moto nous accoste et se met à nous parler... de lui, du périple qu'il semble avoir entamé au Québec, et puis s'en va. Comme ça. Nous arrivons assez rapidement à Sherbrooke. Nous allons directement à l'office du tourisme pour trouver un logement pour quelques jours. Nous aimerions beaucoup trouver comme un chalet, ou une petite maison à nous tous seuls. A l'accueil, on nous conseille fortement d'aller vers Magog, à 20 minutes de là, car nous trouveront plus facilement ce que nous cherchons là-bas, étant donné que les propositions de locations locales ne sont pas disponibles à Sherbrooke.

Nous partons donc pour Magog. A l'office de tourisme de Magog, situé en dehors de la ville, nous avons 3 propositions; la seule qui annonce les tarifs est à 100 dollars canadiens, et située au bord du lac Odford. Nous téléphonons avec le téléphone prêté à l'office, le chalet est disponible. Nous réservons pour 5 nuits. Le propriétaire m'indique le chemin et le code d'accès: il passera en fin de journée pour les détails. Nous trouvons sans trop de difficulté. Bon, c'est un peu près de la route, mais elle n'est pas trop fréquentée (l'autoroute passe un peu plus loin). En revanche, nous avons vue sur le lac et le mont Odford. Superbe ! Le chalet est tout neuf et très bien équipé : salon, coin cuisine, chambre et douche. Arnaud l'adopte tout de suite en courant partout. Nous nous installons, et nous profitons des derniers rayons de soleil sur le pas de la porte. Arnaud pousse des cris d'excitation dès qu'il voit une voiture passer. Et je ne parle pas des camions ni des motos... Le propriétaire passe, très sympa, nous donne quelques indications, et conseils, puis repart. Nous allons faire nos courses à 2 km de là, à Eastman, dans un supermarché. Entre notre chalet et Eastman, il y a un boulanger, très réputé, à la lumière clignotante (c'est à dire au feu clignotant). Au passage, nous nous arrêtons pour faire quelques achats. La réputation de ce boulanger est vraiment à la hauteur : les pains sont dé-li-cieux ! Nous rentrons pour préparer une énorme ratatouille, tout en regardant les prévisions meteo : beau temps à l'horizon. Arnaud couché, nous établissons notre plan de campagne pour les jours à venir, à l'aide des cartes fournies par l'office de tourisme: vraiment très pratiques, ces cartes.