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Danemark 2000: Halsskov et Ribe

Halsskov - Ribe

Notre-DameNous nous levons sous un vent fort et... sous la pluie. Nous plions la tente sans tarder, et nous partons en ville prendre un rapide petit déjeuner dans une boulangerie, qui sert également des petits déjeuners, après avoir cherché désespérément un autre endroit près du camping. Un café/thé et des petits pains (miam miam!), et hop, c'est reparti pour de l'autoroute jusqu'à Ribe, une ville situé sur la côte ouest du pays (Jutland). Cette fois, nous traversons ce plat pays d'est en ouest. Le temps s'améliore rapidement, et nous nous retrouvons sous le soleil pour le reste de la journée. Nous repassons à côté de Kolding, que nous avions visité rapidement à l'aller. Nous nous arrêtons dans un champ, à quelques kilomètres de Ribe, pour manger un petit morceau et faire sécher la tente, une dernière fois, avant de la plier définitivement, ou du moins jusqu'à notre prochaine virée. En effet, pour notre dernier soir, nous avons décidé de nous faire plaisir (bon, nous ne nous sommes pas trop privés non plus, quand même...) et de passer la nuit dans un gîte (si nous en trouvons un) ou quelque chose d'approchant. Ça nous changera du camping !

Notre-Dame à RibeRibe est la "plus vielle ville du Danemark". Enfin, c'est ce que disent les guides touristiques et les brochures sur la ville. Nous entrons dans cette petite ville dont le pôle d'attraction semble être le centre, avec son église et ses rues piétonnes. Nous garons la voiture sur un parking, un peu en retrait du centre, et nous partons sac au dos, dans les rues pavées... Près de la cathédrale, sur la place Torvet (la place du marché) nous repérons facilement l'office de tourisme, où l'on nous remet un petit guide pour visiter la ville et ses principaux attraits.

Vue sur Ribe du haut de Notre-DameLa balade dure deux heures, selon le guide.. Cela nous convient tout à fait. Nous commençons donc par la cathédrale (église Notre-Dame), juste à côté de nous. Elle a été construite entre 1150 et 1250. Elle possédait deux tours, à l'origine. La deuxième s'est effondrée en 1283. Il est possible de grimper tout en haut de la tour (52 m), après avoir gravi les 248 marches. Pendant la montée, on passe à côté du mécanisme d'horlogerie, des cloches et du carillon.

Rue de RibeTout en haut, nous dominons la ville, dont on voit tous les toits en tuile rouge et la région. On aperçoit la mer, à l'ouest, sous une légère brume. A 15h00, le carillon de la tour sonne une complainte populaire "La Reine Dagmar gît malade en Ribe"... Après avoir attendu quelques minutes que les 15h00 passent, histoire de ne pas en prendre plein les oreilles, nous redescendons pour poursuivre la visite. Là, commence notre parcours au travers de petites rues pavées aux noms très évocateurs comme Bispegade, Sønderportsgade, et autres Pugaardsgade. Heu, du coup, on pense fortement que "gade", ça veut dire rue, en danois ;o).

Rue de RibeToutes ces rues sont bordées par de vielles maisons, impeccablement restaurées et entretenues, particulièrement celles à colombage. Peut-être même trop... Certaines ont le bas des murs peints en noir, y compris les pierres devant les maisons... De nombreuses maisons ont les murs bombés, d'autres les étages pas très droits, et d'autres encore ont tout cela à la fois... C'est plutôt bancal dans l'ensemble, et j'aime bien ce style. La plupart des maisons ont été construites entre 1200 et 1600.

Rue de RibePour finir, nous allons du côté du port (Skibbroen), un canal , plutôt, auquel sont amarrés quelques bateaux d'un autre âge, à en juger par leur état. En été, se tient un marché sur le quai. Ici aussi, les maisons ne datent pas d'aujourd'hui ! Un peu plus loin, au nord de la vile, on trouve les restes d'un château royal, le Riberus Slotsbanke. Ne subsistent que des remparts et une douve. Nous continuons vers Fiskergade, une ruelle qui longe la quai et nous nous retrouvons ainsi sur la rue piétonne principale (Overdammen) et nous nous attablons à la terrasse d'un bar, pour déguster une petite bière au soleil. Claire part se renseigner pour la nuit... Il y a quelques chambres chez l'habitant, mais sans petit déjeuner, ni dîner proposé. Du coup, pour notre dernier soir, on se paye une nuit dans une vieille auberge, avec ses murs pas très droits, les plafonds bas, tout en bois. D'ailleurs, vu le peu de restaurants ouverts le soir, on décide de manger là aussi, après avoir parcouru à nouveau les petites rues de la ville, pratiquement désertes. Le repas fut bon, et après une dernière balade digestive et nocturne dans les rues toujours désertes de la ville, nous rentrons nous coucher. Je suppose qu'il doit y avoir beaucoup plus d'animation, en pleine saison...

Ribe - Paris

Weis Stue HotelC'est le départ ! Nous nous levons tôt, et nous prenons un petit déjeuner typique, donc costaud (avec charcuterie, fromage, fruits, pain, beurre, confiture, miam miam !), histoire d'avoir le ventre plein pour faire la toute la route qui nous attend jusqu'à Paris. Une dernière photo avant partir, et hop... Les vacances sont finies, ou presque. Dans une station service avant la frontière, nous dépensons nos dernières couronnes. Il ne reste plus que les 1.000 km (à peu près) pour rejoindre notre chez-nous, avec au menu les bouchons interminables du samedi après-midi sur les autoroutes allemandes, et ceux du samedi soir aux alentours de Paris... Dur et long retour...