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Irlande 1997: de Knigths Town à Waterville via les Skelligs

De Knigths Town à Waterville

Knights Town, à ValenciaNous quittons l'île de Valencia pour reprendre dans l'autre sens la route que nous avions prise la veille. Cette fois, il ne pleut pas. Mais le temps est toujours aussi gris. Seules les couleurs chatoyantes des maisons que nous croisons viennent troubler la grisaille. Une petite halte bien méritée à Portmagee, juste après avoir quitté l'île, pour reprendre des forces sous forme de scones, et c'est reparti ! Un peu plus loin, sur la route, une surprise nous attend : nous devons grimper, en ligne droite, une sacrée côte, dont nous ne pouvons voir le sommet, caché par le brouillard. Nous ne voyons pas exactement ce qui nous attend, mais d'après la carte, il s'agit bien d'une montée diabolique.

Entre Portmagee et WatervilleDans le brouillard, que nous avons combattu ardemment (on ne voyait pas à 10 mètres et là pour une fois je n'exagère pas !), nous avons donc gravi La Côte Monstrueuse, dont une (bonne ?) partie à pied... En haut, le vent est déchaîné, et pourtant il y a toujours autant de brouillard. J'aurais bien aimé voir la vue !Il paraît qu'elle est superbe... Ce sera pour une prochaine fois. En revanche, la descente de l'autre côté est un régal ! Il n'y a pas beaucoup de voitures, par ici, et tous les panneaux sont en gaélique ! En outre, le temps s'arrange rapidement. Je veux dire par là que le brouillard se dissipe, mais il fait toujours aussi gris. Nous arrivons bientôt sur la côte. Le dégradé de gris des nuages sur la mer est magnifique... Et ce vert ! Qu'est-ce que c'est vert, l'Irlande !

Sur la plage de BallinskelligsNous longeons plus ou moins la côte, en passant par des routes très secondaires... Le paysage est magnifique, mais sans un rayon de soleil. Nous nous arrêtons sur la plage de Ballinskelligs. Celle-ci est d'ailleurs déserte... Pas étonnant, vu le temps et la fraîcheur de l'eau. De cette plage, nous pouvons apercevoir Waterville, notre étape pour la nuit. Il y a aussi les ruines d'un vieux château, tout prêt de l'eau. Nous nous arrêtons le temps de fouler un peu le sable et de profiter de la vue, puis nous enfourchons à nouveau nos vélos.

Devant Peter's Place à WatervilleWaterville, d'ailleurs, bien qu'elle soit présentée comme une station balnéaire, n'a rien de vraiment touristique, sinon d'être située en bord de mer. Nous décidons de dormir dans une A.J. privée, au look très sympa : Peter's Place. Tenue par un Irlandais qui vadrouille en Australie pendant l'hiver. C'était chaleureux. On a un peu discuté avec lui et un autre australien qui faisait le tour du monde. Notre hôte nous donne tous les renseignements pour aller sur les îles Skelligs. Un coup de téléphone, et hop! Quelqu'un viendra nous chercher en voiture le lendemain matin tôt, puis nous emmènera sur son bateau jusqu'aux îles... Sympa !

Pas de vélo, mais du bateau ! Les îles Skelligs.

Les îles SkelligsNotre groupe se sépare en deux : trois d'entre nous partent sur les îles Skelligs pour voir les macareux et autres piafs, dont moi, et les deux autres partent faire un tour en vélo aux alentours de Waterville. Les îles Skelligs sont au nombre de deux : il s'agit en fait de gros rochers, dont l'un est une réserve pour oiseaux, au premier plan à droite sur la photo ci-contre. Il n'est pas possible d'y accoster.

Sur les SkelligsLa deuxième est accessible et peut être visitée. On trouve aussi sur celle-ci de nombreux oiseaux, dont les macareux. Les photos au format panoramique présentées ici ne sont pas de bonne qualité : la pellicule et l'appareil panoramiqueà 2 Francs utilisés ont donné un résultat... à 2 francs, comme on pouvait s'y attendre... Après une heure de bateau environ, nous accostons sur la plus grosse des deux îles après avoir contourné Little Skellig, recouverte de guano et de milliers d'oiseaux. Nous montons pendant quelques minutes pour découvrir un paysage et une vue vraiment splendides. Tout au long du chemin, nous découvrons les macareux, que nous pouvons approcher assez près... A cette époque, je n'avais qu'un petit compact à focale fixe (35 mm), et mes photos de macareux sont assez ridicules :)

La pluie se rapproche de little SkelligPour les amoureux des oiseaux, il est possible de faire de bons clichés, avec de la patience et à condition d'avoir un appareil photo avec un bon zoom (et étanche :-)). Au sommet, nous découvrons des ruines d'un monastère. De là haut, on aperçoit Little Skellig, qu'une averse va bientôt atteindre (photo ci-contre). C'est vraiment très chouette comme endroit, surtout qu'il n'y a pas trop de monde (heureusement !). Nous reprenons le bateau pour rejoindre Waterville. La traversée, comme à l'aller est un peu agitée. Nous débarquons, pas vraiment secs, de l'eau salée sur tout le visage, avec le soleil qui se montre enfin.