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Islande 1999: Vik - Holt - Skaftafell

La lave et les lichensNous quittons Vik ce matin, toujours sous les nuages gris. C'est peut-être l'endroit le plus pluvieux d'Islande, mais nous avons tout de même eu de la chance d'avoir un sacré soleil au moment voulu ! Avant de partir, nous passons à la poste (Posturinn en islandais) pour acheter des timbres... On va commencer l'écriture des cartes postales. A ce propos, les boîtes aux lettres de la poste sont rouges. Nous prenons la direction du parc national de Skaftafell, situé aux pieds de l'imposant glacier Vatnajökull, et la pluie nous tombe dessus :-(. Enfin, ce n'est pas vraiment de la pluie : juste une bruine très fine, et intermittente. Nous faisons le plein en plein milieu d'un désert de lave (le Myrdalssandur), dans une ferme qui dispose d'une pompe (l'unique !) de super 95, à Herjölfsstadir (route 211). Le paysage est hallucinant : la lave est recouverte d'une épaisse couche de lichen de couleur verte. A certains endroits, on aperçoit des boursouflures: quelques cratères. Sans les lichens, on se croirait sur la lune.

La faille vers Holt Avant d'arriver à Skaftafell, nous bifurquons sur la route F206 en direction de Holt, où se trouve une faille (Fjarðargljufur). Nous nous baladons ensuite le long de ce canyon, sous un ciel gris mais sans pluie. Au fond du canyon, coule un torrent, d'une eau limpide (mais certainement glacée). Au loin, dans la plaine, une énorme coulée de lave recouverte de lichens, que nous venons de traverser par la route n°1.

Encore une p'tite goutte Par terre, les plantes sont recouvertes d'une fine pellicule d'eau. A certains endroits, une agglomération de gouttes d'eau sur une sorte de lichen donne un résultat étrange... Nous reprenons à nouveau le volant, sur la fameuse route N°1. Il pleut de temps en temps. Après les champs de lave, nous traversons la plaine alluviale : de multiples cours d'eau descendent du glacier Vatnajökull. Nous en traversons des dizaines, sur des ponts à une voie (une coutume locale, semble-t-il). La plaine alluviale s'étend sur des kilomètres : partout, ce ne sont que cours d'eau aux multiples ramifications au travers du sable noir, sans oublier les poteaux électriques, qui longent la route.

Le camping et le glacierToujours sous une bonne bruine, mais persistante, nous arrivons au pied (ou presque) du Vatnajökull. Le terrain de camping de Skaftafell est en effet situé au bord d'une des langues glacières du Vatnajökull appelée Skaftafellsjökull. Nous ne verrons d'ailleurs que ces langues glacières, car le reste sera caché par les nuages. Il suffit de suivre le sentier qui longe la montagne sur 1,5 km, pour arriver sur le glacier. Le camping est plutôt important, par rapport à ceux que nous avons vu jusqu'à présent. Vers 19h00, après avoir avoir fait quelques emplettes (céréales, lait, surmjölk), à l'épicerie du camping (ouverte de 8 à 23h00 !!) nous partons voir ce glacier de près, toujours sous cette bruine qui ne nous quitte décdément pas, avec le vent en prime. Nous revenons trempés mais ravis. Nous mangeons au frais, dehors dans l'herbe pendant une petite accalmie, mais le vent persiste encore et commence à nous glacer. Nous commençons aussi à manquer de gaz… Et pas de bouteille du modèle souhaité à la supérette du camping… Les prévisions météo disponibles au centre d'information indiquent un mieux pour demain : plus clair...