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Islande 2002: route du Kjölur nord - Hveravellir

Le mur de l\'église de VarmaliðTemps couvert. Nous allons prendre notre douche à la piscine (500 mètresdu camping), et nous en profitons pour piquer une tête; le bassin est petit (12,50 m), mais on peut aller à l'extérieur, se tremper dans de l'eau à 42° C (source chaude). Difficile de rentrer dedans,mais une fois qu'on y est, on est très content, et on n'a pas du tou tenvie de sortir ! Nous allons quitter Blonduos où se prépare une fête pour la nuit (une scène est en train d'être installée au moment où nous partons). La femme de l'office de tourisme, et qui tient également la réception du camping, est incapable de nous renseigner sur le temps pour demain, sur les routes de l'intérieur, alors qu'on lui en avait parlé veille...Bon, elle n'a pas l'air de vouloir trop se fouler.

Hveravellir sous la pluieNous partons pour Varmalið, où il y a une égliseen terre. Il y a également un point info, où un jeune islandais très sympa, nous a donné toutes les données météo que nous voulions. Les prévisions pour l'intérieur de l'Islandene sont pas très encourageantes, mais pas catastrophiques non plus.Pas de pluie, mais temps couvert. En revanche, pour le sud, de la pluie est prévue pour les prochains jours. Mais d'ici à ce que nous arrivions dans le sud, la météo aura peut-être changé. Nous faisons le plein à Varmalið, et nous nous engageons donc sur la route dite du Kjölur, la F35, pour traverserl'Islande par l'intérieur.

Hveravellir sous la pluieNous sommes agréablement surpris par la qualité de la piste;celle-ci est beaucoup plus praticable que certaines dans les fjords du nord ouest. A 70 km/h, nous traversons de grandes étendues grises, en laissantun nuage de poussière derrière nous. Le temps est plutôt couvert, c'est le moins qu'on puisse dire. On distingue tout de même quelques traces blanches, perdues dans les nuages au loin. Sûrement les glaciers Langjökull ou Hofsjökull... Seuls les 5 derniers kilomètres de piste, juste avant d'arriver à Hveravellir sont un peu moins aisés (pierres, sable),mais rien d'insurmontable. Nous arrivons donc sur le site, au bout d'un peu moins de 2 heures de route... La vue est passablement bouchée par les nuages, qui sont vraiment bas. On pourrait presque les toucher.

HveravellirNous allons nous balader, et découvrir les fumerolles du site. Il y a également une "baignoire" aménagée, dans laquelle on peut se baigner (42° C). Mais c'est beaucoup moins pittoresque qu'au Landmannalaugar. Nous suivons un sentier, qui nous emmène sur les champs de lave recouverts de lichens. Une bruine se met à tomber, et on se retrouve très vite trempés. De retour au camping, la pluie cesse et le ciel semble s'éclaircir quelque peu. On ne sait pas trop quoi faire (rester sous la pluie ou partir plus bas?). Après un bon skyr et quelques hésitations, nous décidons de monter la tente et d'attendre le lendemain matin. Après tout, on ne risque rien: si jamais ça se dégage, on sera très contents. Sinon, ben tant pis, on aura essayé ! Le temps de trouver un emplacement sur le terrain très accidenté du camping, le ciel s'assombrit encore...

Hveravellir, le camping et... le glacierNous rentrons sous la tente écrire les cartes postales, et il se met à pleuvoir (ce n'est pas de la bruine, cette fois !). Un peu plus tard,en sortant de la tente, vers 21 heures, alors que la pluie a cessé depuis quelques temps, nous découvrons avec stupeur une éclaircie sur le glacier, derrière le camping. En outre, les nuages sont un peu plus hauts, et on arrive à distinguer les alentours. Bonne nouvelle! Nous profitons de l'accalmie pour sortir et dîner. Chaudement équipés(bonnets !), à cause du vent glacial, nous savourons d'autant plus le repas que le temps s'améliore nettement. A 22 heures, une troupe d'allemands plutôt bruyants débarque et installe une tente commune géante. Vers minuit, on en vient à se demander s'ils n'attendent pas que le soleil se couche pour y aller eux aussi, se coucher :o). Malgré tout, bercés par les rafales de vent, nous sombrons dans les bras de Morphée.