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Islande 2002: Paris - Keflavik/Njardvik - Husafell - Varmaland

Paris - Keflavik/Njardvik - Husafell - Varmaland

Le soleil de minuitL'avion d'Icelandair décolle à l'heure dite, avec à peu près les deux tiers des sièges inoccupés. Nous quittons enfin la chaleur et la fureur parisienne pour 14 jours, que nous espérons grandioses ! Nous décollons alors que la nuit est tombée, sous un ciel chargé et gris. Au bout de quelques minutes, l'avion passe au dessus des nuages et on distingue alors, devant nous, la lueur du soleil couchant. Au fur et à mesure de notre avancée, cette lueur sera de plus en plus intense, jusqu'à ce qu'on arrive au dessus de l'Islande, recouverte par les nuages: le temps est à la pluie. Lors de la descente, l'avion traverse2 ou 3 couches successives de nuages. Entre chacune de ces couches, on aperçoit le soleil, faisant rougeoyer les nuages. Il est pourtant près de minuit,heure locale (2 heures de décalage avec la France)!

Source chaude vers HusafellL'avion traverse la dernière couche de nuages, et nous apercevons enfin le sol. Nous survolons les énormes champs de lave de la péninsule de Reykjanes avant d'atterrir en soulevant des trombes d'eau...Le passage à la douane est une formalité, et, sitôt nos sacs à dos récupérés, nous sortons. Dans le hall,une islandaise brandit une pancarte avec mon nom: c'est RasCar, la société de location. Je remplis et signe le contrat, ma carte Visa passe dans un "rateau"portable, et on nous emmène sur le parking pour nous donner les clés de la voiture. Pour la rendre, nous dit-on, il suffit de la déposer sur le parking "Car rental return", et de laisser les clésà l'intérieur dans la boite à gants. C'est aussi simple que ça. On charge nos sacs, et nous voilà partis, à 1h00du matin, sur les routes islandaises. Direction Njardvik,une ville mitoyenne de Keflavik, où se trouve un camping.C'est à peine à 10 km de l'aéroport. En chemin, on en profite pour retirer des couronnes à un distributeur. Nous trouvons le camping sans trop problème, et nous voilà, à 1h30,en train de monter la tente... sans lampe ! Il fait plutôt clair, bien que le ciel soit chargé, et on distingue tout. J'en reviens pas :o).Nous nous glissons sous la tente sans trop tarder, impatients d'arriver au matin. Entre temps, deux groupes de cyclistes allemands, en provenance de l'aéroport, sans doute, débarquent au camping et s'installent à leur tour. Il fait 8°C.

Sur la route vers HusafellLe lendemain matin (le 21 juin), les nuages ont presque disparu, et le soleil n'est pas loin. Nous prenons notre temps pour nous lever, c'est quand même les vacances ! Nous partons faire quelques courses au supermarché quise trouve à 100 mètres de là: au menu, surmjölk(sorte de yaourt liquide, excellent avec des céréales), lait,céréales, Skyr (énorme yaourt aux fruits), pain, kaviar (pâte de poisson, excellent avec du fromage sur une tranche de pain) :o). Nous déjeunons dans le coin cuisine des facilités du camping, et là, nous découvrons toutun tas de bouteilles de gaz à moitié pleines ou à moitié vides, de toutes marques (Camping Gaz, Cullmann). Ce sont les bouteilles que les voyageurs sur le départ on laissé ici avant de rejoindre l'aéroport. Il n'y a qu'à se servir, ce que nous faisons. Deux bouteilles CV470 à moitié pleines, ça devrait faire notre affaire.

Balade vers BifrostAprès le petit déjeuner de midi, on prend la route, en direction du nord (route numéro 1), en direction de Husafell,où nous souhaitons passer la nuit. Nous contournons Reykjavik, pour nous diriger vers Akranes, puis Bogarnes, en suivant les conseils du Lonely Planet. Le vent est très fort à Akranes, qui ne semble pas si intéressante que cela,avec son usine d'aluminium. Nous sortons très vite, pour nous diriger vers Borgarnes, à quelques dizaines de kilomètres de là. nous en profitons pour nous arrêter à l'office de tourisme et nous renseigner sur les endroits où marcher un peu dans le coin. La responsable n'est pas là, et la jeune islandaise qui est là a bien du mal à nous renseigner. On achète quelques cartes, en prenant garde aux dates d'édition (certaines dataient de1996), et du sirop pour le mal de gorge de Claire, qui fait à nouveau des siennes ;o). En examinant les cartes et les guides, nous décidons d'avancer et d'aller vers Husafell, où là,apparemment, il y a pas mal de balades à faire.

Vers BarnafossSur le bord de la route, c'est avec surprise que nous découvrons des panneaux indiquant des sentiers de randonnée. Lors de notre premier séjour, nous avions eu quelques difficultés pour trouver des sentiers correctement balisés... Nous nous arrêtons donc, et nous allons nous balader aux alentours de Bifrost. Au loin, un énorme cône gris, le Baula (935 m), domine un cratère noir. Tout autour de nous, la végétation est... luxuriante...On peut employer ce terme, par rapport aux déserts islandais :o). Ontente également de repérer une chute d'eau, Laxfoss,sensée se situer dans la coin, mais sans succès. Nous décidons donc de passer notre chemin et de rejoindre Husafell, aubout du monde sur la carte: après cette ville, c'est de la piste pour4x4 uniquement.... C'est l'occasion de renouer avec les pistes... Avec une voiture normale comme la notre, c'est praticable, mais il faut faire attention,on a vite fait de déraper sur les cailloux... Sur le chemin, nous nous arrêtons quelques minutes à Barnafoss, oùse trouvent des chutes étonnantes. Mais nous ne restons pas trop longtemps,le vent est très fort et glacial !

Soleil de minuit à VarmalandNous arrivons enfin à Husafell, où quelque smaisons se battent en duel. Avec surprise, nous découvrons qu'il ya la queue à l'entrée du camping: une dizaine de voitures, avec caravanes attendent... Et d'autres arrivent. Je sens d'ici le plan "Stikkisholmur" d'il y a 3 ans, avec un camping plein à craquer et le bordel toute la nuit... Devant l'affluence, nous décidons de faire demi-tour et d'aller à celui de Varmaland. Celui-ci à l'air plus calme, bien qu'il y ait une forte concentration d'islandais. Nous avons d'ailleurs la réponse à cette agitation: c'est la fête de l'été, tout le week-end. On plante la tente dans un coin calme, tout au bout du camping, on mange, allongés sur l'herbe, et nous allons faire un tour, sur les collines au dessus du camping. Il est 23h30, il fait jour comme s'il était 19h00, et le soleil semble ne pas avoir envie de se coucher. C'est vraiment très étonnant, cette luminosité constante. Enfin, elle n'est pas de la même intensité toute la journée, mais il vraiment fait jour tout le temps.