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Islande 2002: Buðardalur - Selfjörn

Vers les fjord de l\'ouestJe reste tout de même très surpris par la diversité des paysages, par rapport à notre précédent voyage. La traversée de la vallée vers Buðardalur, la végétation vers Varmaland et Barnafoss, tout ceci me semble plutôt différent, par rapport à mes souvenirs. Peut-être est-ce parce que nous traversons une région moins "spectaculaire", au sens où il n'y a pas trop de traces de volcans, de glaciers, et autres fumerolles... Au réveil, le ciel est couvert: nous retrouvons un temps tel que nous l'avons connu il y a trois ans :o). Après un bon petit déjeuner, nous quittons Buðardalur pour attaquer les fjords de l'ouest, en commençant par la partie sud.

Vers les fjord de l\'ouestNotre destination pour ce soir, c'est Selfjörn, prèsdu lac Vatnsdalsvatn. Quelques étapes sont prévues, mais elles se révèlent très décevantes: Laugar, un site de source chaude n'est qu'en fait un hotel Edda et un camping... Reykajholt, site géothermique ne vaut pas mieux... On laisse rapidement tomber tout ça, et on continue notre chemin sur la route 61, qui nous laissera de sacrés souvenirs, en tout cas pour cette étape. A l'approche de Klettur, vers le Kollafjördur, nous devons franchir un col: très bien, je me dis, ça changera delonger ces fjords, forts jolis mais tout de même un peu lassants: eneffet, nous longeons les bords des fjords pour aller d'une extrémité à l'autre, afin de passer au suivant. Bref, en montant, nous tombons sur les travaux d'Hercule: des bulldozers et d'énormes camions sont en pleine action, pour refaire une partie de la route, qui, semble-t-il, a souffert des dernières précipitations. Au dessus de nous, à 20 mètres, un bulldozer pousse des pierres énormes. L'une d'elle tombe sur la route, à 15 mètres de nous, au moment où nous arrivons. Du coup, le conducteur du bulldozer arrête sa machine et nous fait signe d'avancer (ouf !). La conduite sur la piste est délicate, car elle ne ressemble plus à grand chose, à cause des traces profondes qu'ont laissés les camions dans la boue. Je suis obligé de passe ren première et de rouler au pas, pour éviter que le bas de caisse ne touche la piste, tellement le terrain est accidenté... Nous roulons comme ça sur 500 mètres, pour retrouver (enfin !) une piste un peu plus praticable.

Vers les fjord de l\'ouestNous retomberons par deux fois sur des zones de ce type, et franchement, on aurait pu s'en passer. Nous replongeons ensuite sur les fjords, en les longeant, presque jusqu'à la fin, cette fois. Nous arrivons enfin à Flokkalundurpour faire le plein (il était temps !), et chercher une chambre pourla nuit: nous trouvons notre bonheur à Selfjörn,une petite ferme qui dispose de 3 chambres avec coin cuisine. En revanche, pas de petit déjeuner (on peut le prendre à l'hôtel deFlokkalundur). Nous partons nous balader sur la rive ouest de Vatnsdalsvatn,dans la réserve naturelle de Vatnsfjördur. Il fait toujours aussi gris, et les nuages n'ont pas l'air de vouloir décamper.Nous passons trois heures à marcher sur la rive ouest de ce lac très calme; nous dérangeons quelques inévitables moutons, et on observe quelques oiseaux (surtout des canards). Nous découvrons pour la première fois les plongeons (des oiseaux) avec leur cri si caractéristique: c'est à vous fendre le coeur :o).

Après cette journée, chargée en émotion, la fatigue se fait vite sentir, même si nous avons passé pas mal de temps sur la route. La pluie se met à tomber, pendant que nous étudions notre trajet pour le lendemain... Bah, ça fait partie du charme...