Accueil > Carnets de voyage > Europe du nord > Islande 2002 > Islande 2002: Dynjandi - Hrafnseyri - Isafjördur

Islande 2002: Dynjandi - Hrafnseyri - Isafjördur

Dynjandi - Hrafnseyri - Isafjördur

Route 60 vers IsafjördurLever comme d'habitude, vers 8, 9 heures, avec le piaillement des oiseaux.Les nuages de la veille sont toujours là, bien accrochés aux montagnes. Après quelques provisions à la supérette ducoin, nous prenons donc la route 63 puis le 60, en direction d'Isafjördur.Nous passons dans les nuages, pour nous retrouver sur les rives d'Arnafjördur,et la piste recommence. Nous passons à Foss, où se trouve une colonie de sternes arctiques, juste au bord de la route: d'énormes panneaux la signalent et demandent aux conducteurs de rouler prudemment. Comme son nom l'indique, il y a une chute d'eau, à cet endroit (fosssignifie chute d'eau en islandais).

Route 60 vers IsafjördurNous entamons ensuite la montée d'un col: paysage rocailleux, lichens,et même neige sont au rendez-vous; un renard (encore un !), se met à détaller à toute allure à notre approche. Un peu de pluie,aussi, histoire de rajouter un peu de boue à la voiture. Nous suivons la piste qui monte, qui monte, dans un environnement étonnamment calme:nous ne croisons personne, tout est tranquille. Enfin, la route redescend vers le Dynjandisfjördur, où se trouve la chuted'eau la plus haute d'Islande (100 mètres). Nous nous arrêtons sur le site quelques instants: il s'agit en fait d'une successio nde plusieurs chutes, la première étant la plus importante et la plus haute: elle mesure tout de même 100 mètres. Le débit n'est certes pas très important, mais elle n'en reste pas moins impressionnante, vue du bas.

Pluie à IsafjördurPlus loin, nouvel arrêt à Hrafnseyri, oùse tient un musée sur les présidents islandais (surtout JonSigurðsson, le père de l'indépendance de l'Islande). Claire part le visiter seule, avec un guide. La visite se déroule en anglais. Nous repartons pour Isafjördur, et le temps s'améliore! Une dizaine de kilomètres avant Isafjördur, nous entrons dans un tunnel à trois branches: oui, j'ai bien dit à trois branches: il y a trois extrémités, et un croisement au milieu du tunnel... Le plus impressionnant, c'est que la première partie se déroule sur une voie, dans le noir complet, et à double sens! Tous les 4 ou 500 mètres, on trouve un espace pour se ranger et laisser passer les véhicules qui viennent en face. Bien entendu, la vitesse est limitée... Au milieu, on trouve donc un carrefour, et la suite du parcours se déroule sur deux voies jusqu'à la sortie (ouf!). Ca n'a l'air de rien comme ça, mais, il ne vaut mieux pas avoir des tendances claustrophobes.

Isafjördur sous le soleil le lendemainNous débouchons à l'air libre, et sous la pluie, alors que,de l'autre côté du tunnel, nous avions laissé le fjord Onundarfjördur sous quelques rayons de soleil. Les premières maisons d'Isafjördur (3500 habitants) se trouvent à quelques centaines de mètres de la sortie du tunnel. Mais la ville est tout de même assez étendue, coincée sur le bord des fjords. Nous décidons donc de nous prendre 2 nuits dans une guesthouse, sachant que nous souhaitons rester dans le coin quelques temps. Le vent est vraiment glacial. Pourtant, le thermomètre affiche 10° C. Nous allons donc dans la première guesthouse indiqué sur notre guide,et nous trouvons une chambre pour les deux nuits à venir sans problème. Nous faisons un petit tour dans la ville, dont une bonne partie est construite sur l'eau. Les falaises du fjord sont impressionnantes, même si on n'en voit pas la totalité, car leur sommet se trouve sous les nuages. En nous éloignant de la route principale, nous entrons dans une zone plus résidentielle, avec tout un tas de maisons colorées, dont les devantures de vitres sont pour la plupart décorées. Très sympa. Le vent (et la pluie) nous poussent rapidement dans un pub, Eyrinni, où nous dînons tranquillement, avant de regagner notre chambre.