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Norvège 2000: Briksdalbreen - Geiranger - Trollstigveien - Visa

Briksdalbreen - Geiranger - Trollstigveien - Visa

Sur la route 60Après une nuit étoilée pas si froide que ça, finalement, un bon petit déjeuner, et un dernier passage aux toilettessur un rythme endiablé ;o), on s'élance pour Styrn sur la route 60, toujours sous le beau temps (pourvu que ça dure !). Cette route longe également le massif de Jostedalsbreen, dont on aperçoit la blancheur entre deux pics. De l'autre côté de la route, nous longeons l'Innvikfjorden, une branche du Nordfjord.

Geirangerfjorden vu de la route 60A Styrn, nous nous engageons un peu à l'est, en direction de Norfjordeid, pour voir à quoi ressemble le Nordfjord... Benc'est pas si chouette que ça, pas terrible, en fait (peu encaissé, pas de falaise...), au contraire de ce qu'indiquait le Guide Bleu. Donc, on fait demi-tour pour rejoindre Trollstigveien, la fameuse route des trolls, un autre endroit très prisé en Norvège. Auparavant, nous passons non loin de Geiranger, qui a vraiment l'air d'être le piège à touriste de base.

TrollstigveienBon, d'accord, le site a l'air joli, avec des falaise énormes et plutôt encaissées, des chutes d'eau, etc, mais si c'est pour se frotter avec les troupeaux de touristes, non merci. D'ailleurs, de la route 60, on en aperçoit le début. Et ça suffit. D'autant plus que la traversée en ferry n'est pas donnée. En revanche, faire une balade dans le coin, et pas seulement pour voir les bateaux qui arrivent et repartent à Geiranger, ça doit être sympa. Et il y a pas mal de balades à faire par là-bas, apparemment.

Vers TrollstigveienAprès avoir pris le ferry entre Strandal et Liabygda, nous arrivons à Sylte, où nous apprenons, par les panneaux indicateurs, que la Trollstigveien est fermée. Nous allons demander de plus amples renseignements à l'office du tourisme. Comme chaque année, après le 15 août, la route est fermée. Il y des travaux pour la remettre en état et faire sauter des rochers devenus un peu trop menaçants avec les pluies récentes. Il est possible d'aller jusque là, mais on ne peut rouler sur la voie des trolls pour redescendre vers le Romsdalsfjorden. Nous décidons tout de même d'aller nous promener un peu làbas pour voir. Pour arriver à ces fameux lacets, la route traverse des paysages superbes. On passe tout d'abord le longs des sapins et autres bouleaux, puis, assez rapidement, au fur et à mesure de la montée, les arbresdisparaissent, la végétation se fait plus rase, et les premières neiges apparaissent.

Vers TrollstigveienUne trentaine de kilomètres plus loin, nous arrivons à un col, et la route est barrée à cet endroit: nous sommes arrivés. La voie en elle-même (qui n'est, finalement, qu'une succession de lacets) n'est pas extraordinaire. On distingue en revanche certaines portions de l'antique sentier à l'origine de,la renommée de ce lieu. Tout autour, le cadre est superbe: pics, neiges éternelles, lacs, énormes chutes d'eau, c'est vraiment très joli. On trouve des dizaines de cairns un peu partout, laissés là par les visiteurs... On se balade un peu dans le coin, en prenant notre temps.

Vers VisaAprès une petite halte dans ce coin magnifique, on fait donc demi-tour pour aller vers Ånldalsnes, que l'on apercevait tout en haut du col, à quelques kilomètres à vol d'oiseau... Nous devons en fait revenir sur nos pas, puis contourner les montagnes par l'ouest. Le détour nous permet de découvrir quelques endroits sympathiques, le long des fjords, sous le soleil couchant. On s'arrête pas mal de fois. A part la balade à Trollstigveien, on a fait pas mal de route, aujourd'hui. Nous nous arrêtons vers 20h00 à Visa, une ville minuscule. Le temps est couvert, mais nous décidons tout de même de planter la tente, dans un petit camping agréable, pratiquement désert. Il n'y a qu'une seule autre tente, et une cabane occupée. Le soir, nous nous baladons le long de la petite quinzaine de maisons...

Visa - Trondheim

Une fermeNotre objectif du jour : Trondheim. Dernière grande ville avant d'entrer dans le Nordland. Nous avons pas mal de route à faire, et le temps est plutôt maussade... Nous passons de fjord en fjord (Sunndalsfjorden, Stangvikfjorden, Surnadalsfjorden) pour longer finalement la côte, peu avant d'arriver à Trondheim. Bien que nous nous soyons arrêtés plusieurs fois, il n'y a pas grand grand chose à dire sur notre trajet... Humeur d'un jour... On remarque cependant que l'activité agricole marque le paysage: il y a des champs de céréales à perte de vue. Bref, nous arrivons à Trondheim vers 16h00. On se gare juste à côté de l'office du tourisme, pour chercher des infos pour l'hébergement... Un gîte, ça nous dirait bien, ce soir... Pas de chance, l'office de tourisme est fermé depuis 15h00. Heureusement, ils ont mis à disposition des brochures sur la ville, dans un boitier à l'extérieur. Nous relevons quelques adresse et allons voir. Rapidement, on se rend compte qu'il vaut mieux chercher ailleurs. Il ne semble pas y avoir de gîte ou chambre d'hôte par ici. Ce sont plutôt des ensembles presque "hôteliers" et pas forcémment bien situées (genre le long d'une artère assez fréquentée, et plutôt bruyante). Le Lonely Planet nous indique un Bed & Breakfast un peu au sud de Trondheim. Nous y allons. Bon, c'est notre journée pas de chance : le bed & breakfast est complet pour la nuit. On décide donc, le temps s'étant subitement amélioré, de passer la nuit sous la tente, à l'ouest de la ville, à Flakk, précisemment, près de l'embarcadère du ferry.

Le camping est tout à fait charmant. On décide de s'offrir le restaurant. Il y en a un qui a l'air particulièrement sympa, dans une vielle auberge de du début du 18ème siècle. Manque de bol, il se trouve que notre plan, fourni par l'office de tourisme, ne situe pas exactement (c'est le moins qu'on puisse dire) ce restaurant sur le plan... Après avoir tourné un bon moment sans trouver, on tente de demander aux rares passants que nous rencontrons. Certains ne connaissent pas, et ceux qui connaissent ont trop de mal pournous expliquer le chemin en anglais, et du coup, nous donnent seulement la direction avec un geste de la main. On essaie quand même, à pied, mais, au bout de quelques centaines de mètres, sans avoir trouvé, on se décidepour rentrer au camping pour manger. Bon, c'était notre journée pas de chance, je l'avais dit ! L'avenir nousmontrera que ce fameux restaurant était vraiment excentré par rapport au plan, et qu'il était plutôt loinde là où nous tournions en rond... Avec un plan digne de ce nom, ça aurait été plus simple, scrogneugneu ! Sous la tente, on prépare notre visite de la ville pour le lendemain matin.