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Norvège 2000: Mardi 29/08: Trondheim - Mosjøen

Mardi 29/08: Trondheim - Mosjøen

NidarosdomkirkenNous nous réveillons avec la vue sur le gigantesque Trondheimsfjordenau petit matin, noyé dans la brume. Après notre petit déjeunersur l'herbe, nous allons visiter Trondheim, avant de prendre la routevers le nord. Nous passons en fait une bonne partie de la matinée dansles rues de cette ville ma fois plus sympathique que la veille. Trondheimest l'ancienne capitale de la Norvège. C'est aujourd'hui latroisième ville du pays. Elle est beaucoup plus animée en journéeque le soir, comme la veille.

NidarosdomkirkenNous commençons par la visite de l'imposante cathédrale, Nidarosdomkirken,située tout prêt de l'office de tourisme. Elle a étéconstruite à partir de 1070, mais sa plus grande partie date du 12esiècle. De style gothique, elle est remarquablement ouvragée,notamment la façade ouest. L'intérieur est égalementtrès impressionnant par sa hauteur et par ses nombreux vitraux. Toutautour, un parc très agréable, qui longe Nidelven, la rivièrequi traverse la ville pour se jeter dans le fjord. Le long de cette rivière,justement, on trouve tout un tas d'entrepôts sur pilotis dont les plusanciens datent du 18e siècle.. La plupart ont été restauréset transformés en lieux d'habitation.

Anciens entrepôtsOn trouve également un certain nombre de restaurants, avec terrasseflottante sur la rivière. Ces anciens entrepôts, de part et d'autrede la rivière, marquent la séparation entre le centre villede Trondheim et ses vieux quartiers. On peut y accéder par GamleBybro (le vieux pont), dont le premier exemplaire a étébâti en 1681, à l'occasion de la construction de la forteressede Kristiansten. Le pont actuel, avec ses portiques ornés futbâti en 1861. Le vieux Trondheim est vraiment plaisant. Biendes maisons sont récentes, mais elles ont toute gardé le styleancien. Les rues piétonnes commencent tout juste de s'animer, les boutiquesouvrent, et il est à peine 11h00. Nous flânons quelques instantdans ces ruelles avant de traverser à nouveau la rivière. Nousnous promenons alors dans les petites rues avant de passer au supermarchéprêt de Torvet, la place aisément reconnaissable avecsa colonne de granit qui supporte une statue d'Olav Triggvason.

BolareinNous prenons ensuite la route pour le Nordland. Celle-ci commence parla traversée de deux tunnels immenses sur la route E-6, dont la traverséeest payante. La route E-6 est bien, mais les zones de dépassement sefont plutôt rares au bout de quelques kilomètres, et nous trouvonsénormément de camions. C'est normal, c'est la route principalequi traverse toute la partie nord de la Norvège. Avec le guidebleu, nous essayons de trouver des tumuli et des gravures rupestres (nos premières!) à Hang, un minuscule village, mais sans indication précise,nous devons renoncer (pas de panneau, rien !). Un peu plus loin, aprèsSteinkjer, nous quittons la route principale pour prendre la 763, parallèleà la E-6, qui nous mènera à Bølarein, ounous allons contempler l'une des plus célèbres gravures rupestresdu pays. Au bout de quelques minutes de marche dans un bois clairsemé,on arrive à une gravure représentant un renne, grandeur nature.Les informations touristiques à notre disposition nous indiquent qu'onpeut trouver, un peu plus loin, la gravure incomplète d'un ours.

Plus on va vers le nord et plus la végétation change. On suitune route bordée de sapin (forêt très dense, très verte)...On ne traverse pas trop de villes, mais on trouve toujours,de temps en temps, des maisons en bois perdues en pleine forêt.Nous nous rapprochons de montagnes, et nous apercevons un peude neige, avant de ne plus rien voir, à cause des nuagesqui commencent de descendre. Tout s'assombrit. ça nousfait une drôle d'impression.

Vers 19h00, on arrive à Mosjøen, une villemoyenne très industrielle. Une énorme usine d'aluminiumse trouve d'ailleurs au nord. Elle doit employer une bonne partiede la population active locale. Il ne fait vraiment pas beau,les nuages sont très bas, et... il tombe quelques gouttes.On décide de s'arrêter ici pour la nuit... et il se met à pleuvoirplus franchement. Entourée de fjords, la ville a l'air plutôttriste, sous ce temps. Les rues désertes dans lesquellesnous nous promenons tout de même n'arrangent pas les choses.Le long de Storgata, une rue qui longe la rivière,de vieilles maisons ont été (et sont en train d'être) retapées.C'est pas mal, un peu comme à Trondheim et sesanciens entrepôts. Etant donné le temps, on loueun hytter au seul camping du coin. Bon, c'est vraimentpas terrible. C'est assez moche, pas très propre. çasent vraiment la fin de saison. En plus, c'est pas donné(le moins bien équipé et le plus cher de tous ceux qu'on a fait)...Ami voyageur, mieux vaut passer son chemin, si l'on a le choix.Pour améliorer notre moral et notre soirée, onachète du poisson cuisiné dans un supermarché.Il n'est pas aussi bon que celui de Bergen, mais c'estpas mauvais quand même ! On commence à se poser des questionspour continuer ainsi jusqu'aux Lofoten, étant donné letemps qu'il nous reste, la météo, et la route à faire. C'estsûr, on a vu trop grand. Du coup, on fait beaucoup de voiture,et on n'en profite pas autant qu'on voudrait. Faut dire aussique les distances sont plutôt importantes... On verra ça lelendemain. D'autant qu'on est à 100 km du glacier Svartissen.

Mosjoen - Svatrissen - Brønnøysund

Vers LukttindanOn prend la route vers Mo I Rana, toujours vers le nord, pour le glacierSvartissen. Le temps est à la pluie, les nuages sont très baset couvrent les montagnes qui nous entourent... Beurk beurk. On passe surun col vers Lukttindan, à mi-chemin, et on se retrouve au dessus d'unepremière couche de nuages. Au dessus, le soleil est tout de même caché parune autre couche de nuages, mais moins épaisse que la première... On se retrouveentre deux eaux. Mais c'est de courte durée: en redescendant le col, on seretrouve à nouveau sous la pluie. Arrivés à Mo I Rana, on va faireun tour à l'office de tourisme pour avoir des infos sur le glacier, les ferriespour les Lofoten... et la météo. Le glacier se situe à 20 km au nordde la ville, et il est situé à 7 kilomètres du parking. Là, on a le choix: soit prendre un bateau qui traverse un lac et qui nos emmènera à trois kilomètresde marche du glacier, ou alors longer le lac par un sentier...

SvartissenEtant donné la fréquence des bateaux (toutes les 2 heures de midi à 16 heures)et qu'il est 11 heures, on décide de tout faire à pied... On s'engage doncsur les rives du lac, puis un peu plus sur le bord, car les rives ne sontplus praticables au bout de quelques centaines de mètres. Et là, c'est laboue qui nous attend :o). Et la pluie s'en mêle un peu, histoire demettre de l'ambiance. Voilà donc, 4 kilomètres dans la boue à longer ce lac,et nous arrivons presque en même temps que le bateau de midi :o))). Ensuite,on marche sur les rochers jusqu'au glacier. De temps en temps, des repèresindiquent où se trouvait le glacier en 1970, en 1980... Il a l'air de fondrerapidement... Un lac glaciaire se trouve d'ailleurs tout en haut, à ses pieds.Arrivés tout près, à quelques kilomètres du cercle polaire, la pluie redouble,et le vent se mêle à la partie. Manquait plus que lui :o). On est pasmal trempés. Pour le retour, on prendra le bateau, c'est sûr :o).

De retour au parking, après avoir pris le bateau, onprend la décision de nous arrêter là dans notremontée vers le nord. Tant pis pour les Lofoten,mais on aura le temps de profiter un peu plus du reste de notrevoyage. Cette fois, nous redescendrons par la côte, jusqu'àTrondheim, au lieu de repasser par la route intérieure,c'est à dire la route E6. Nous prenons donc la directionde Brønnøysund, en nous arrêtant près dela chute Larkfossen (17 m, remontée par les saumons ensaison). Puis, nous bifurquons rapidement sur la route 76, avecun tunnel de 5900 m (!!), toujours sous la pluie. 30 km avantBrønnøysund, on tombe par hasard, à deuxreprises sur deux couples d'élans !! Les premiers sont assezloin (300 m), mais les second à 50 mètres à peine de la route! Nonchalamment, ils se laissent observer quelques instant avantde disparaître dans les herbes hautes.

Ensuite, grand moment : une galère pas possible pour trouverun camping, recommandé par le Lonely Planet. Personne ne saitoù il se trouve. Impossible de trouver un plan dans la ville.En désespoir de cause, après 3/4 d'heure de vaines recherches,on s'arrête près de l'office de tourisme, en espérant (sanstrop y croire), trouver une indication... Bien sûr, rien d'affiché,pas de plan, fermé (il est 20h45)... Sauf par terre, je découvreun prospectus trempé avec le plan de la ville et l'emplacementdes campings ! Délicatement, je m'en empare et nous partonsvers l'endroit indiqué. Et bien nous a pris !!!! Le campingMosheim est vraiment incontournable, pour son accueilet la qualité de ses prestations : les hytters ne sontpas que des simples cabanes en bois avec des lits, une tableet deux chaise : ici, c'est très décoré, avec tapis, de vraisrideaux, vaisselle, et tout et tout. En plus, pour pas cher! La dame du camping est très sympathique. Seul problème, ellene parle pas anglais, encore moins le français. Mais avec desgestes et quelques sourires, on arrive à se comprendre mutuellement.On a même droit à une réduction, car nousne sommes que deux, et la cabane peut accueillir jusqu'àquatre personnes... En tout cas, c'est ce que j'ai compris.Beaucoup de kilomètres, à nouveau, mais c'estla dernière fois. Il pleut, il fait frais, mais on estheureux ;o)..