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Venise avril 2008: sous le charme de Venise

Dorduroso - Ponte del Accademia - San Paolo - Castello

Mer de nuagesNous voilà donc partis pour Venise, alors que l'aube pointe le bout de son nez. Le vol Air France est complet. Nos voisines de devant partent pour une semaine... Elles ont loué un appartement; j'ai entendu dire (ou lu plutôt) que c'était une option intéressante financièrement parlant pour un séjour d'une telle durée. Le vol se déroule sans incident; je pensais pouvoir apercevoir les Alpes, mais il y avait trop de nuages.

De même, à l'arrivée, pour l'atterrissage: une mer de nuages bas semble recouvrir l'aéroport Marco Polo... On aperçoit vaguement la lagune. L'atterrissage a d'ailleurs été impressionnant, car j'ai vu la piste seulement au moment où les roues de l'avion ont touché la piste; il faut savoir faire confiance au pilote et aux instruments de vol, dans ces cas là.

Premiers pas dans VeniseNous quittons l'appareil parmi les derniers, laissant passer les voyageurs pressés... de faire la queue pour récupérer leurs bagages de soute. Nous sortons directement vers le terminal des bus, pour nous rendre compte qu'il nous faut acheter les billets à l'intérieur de l'aérogare. Nous prenons un direct pour Venise, Piazzale Roma, la gare routière, par la compagnie ATVO (3 euros - 15 minutes). La ligne 5 de la compagnie ACTV (1 euro - 30 minutes) permet également de se rendre au même endroit, mais le trajet n'est pas direct, et avec de gros bagages, disons que ce n'est pas la solution recommandée. Lors du trajet en bus, peu de choses à voir: le brouillard est omniprésent. L'effet est saisissant lorsque nous traversons le Pont de la Liberté, qui relie Venise au continent: l'eau et le brouillard ne semblent faire qu'un.

Venise, quartier du Dorduroso. Il pleut, mais c'est beau !Peu avant 10h du matin, nous descendons de notre bus pour poser les pieds sur le sol de la célèbre cité lacustre. Nous avons toute la matinée pour commencer à découvrir la ville avant de prendre les clef de la chambre. Nous pourrions aller directement à l'hôtel, et laisser nos sacs à dos sur place, mais ils ne sont pas si lourds que ça, et nous préférons commencer notre visite de suite... Nous traversons la place et suivons le premier canal sur la droite. Quelques gouttes se mettent à tomber, puis il se met rapidement à pleuvoir de manière plus conséquente. Claire sort son parapluie, et j'ajuste ma capuche; ça fait partie du charme...

Façade au bord d'un canal.Mais cela ne nous empêche pas de déambuler dans les rues, le long des canaux, ou entre les maisons. C'est calme. Pas de circulation routières: les voitures sont proscrites. Seuls les moteurs des bateaux qui circulent dans les canaux viennent (régulièrement) troubler le calme des lieux. La plupart des rez-de-chaussée des maisons qui ont les pieds dans l'eau sont condamnés: nous pouvons deviner les marques des différents niveaux que les eaux ont laissé sur les murs... L'aqua alta a fait son oeuvre. D'ailleurs, beaucoup de bâtiments semblent être en mauvais état, le long des canaux. Mais nombreux sont aussi ceux qui ont été restaurés. C'est vraiment magnifique, à chaque coin de rue, les ponts, les maisons, les couleurs, jusqu'aux interphones (je sais, je m'emporte pour un rien)! Nous déambulons donc tranquillement dans le quartier du Dorduroso, prenant les rues plus ou moins au hasard, au gré de nos envies.

Ponts, canaux, couleurs de VeniseIl paraît que c'est la meilleure façon se découvrir Venise: il faut essayer de se perdre. Bon, sans le faire exprès, c'est aussi très facile de se perdre dans les dédales de rues, même avec le plan de notre guide Lonely Planet. Nous arrivons un peu par hasard sur la rive du canal della Giudecca, au sud de Venise. D'immenses bateaux de croisière passent devant nous... Nous longeons le canal, bordé de restaurants. Nous décidons de déjeuner dans le coin, avant de repartir pour l'hôtel. Nous examinons les cartes des menus. Je flashe sur le risotto! Après moult tergiversations, nous nous décidons pour le restaurant avec les gorilles serveurs, équipés d'oreillettes. Il ne leur manque plus que des lunettes de soleil et des flingues sous la veste...

Un peu de vert à VeniseIl s'agit du restaurant sous l'hôtel Pensione Calcina, qui répond au doux nom de "La Piscina". Hum, on aurait dû se méfier un peu plus, avec un nom pareil. Mais nous nous sommes installés, tranquilles, au bord du canal, et sous le soleil s'il-vous-plaît. En sirotant un verre de vin blanc, nous attendons notre risotto. Celui-ci se révélera bien décevant, tant sur la quantité que la qualité. Et je ne parle pas du prix; pour 43 euros, ça ne valait vraiment pas le coup de s'installer là, ça fait cher la vue, parce que le contenu de l'assiette n'est pas à la hauteur. Mais bon, le vin et le pain étaient très bons eux... Hum! Autrement dit, à fuir, surtout, ne pas se laisser tenter par la terrasse en bordure de canal!

Vue du Ponte del AccademiaAprès le repas, nous décidons de rejoindre notre hôtel à pied, en traversant toute la ville du sud-ouest vers le nord-est, notre hôtel étant situé tout près de Fondamenta Nuove, en face de l'île San Michele, le cimetière. Nous passons par le Ponte del Accademia, d'où nous avons une vue splendide sur le Grand Canal. La foule se fait plus pressante.

Nous empruntons les grands "axes" piétons, avec boutiques de luxe, restaurants, cadeaux souvenirs, etc de tous les côtés. Inévitablement, nous passons par la place San Marco, envahie par les hordes de pigeons et de touristes. Notre itinéraire nous emmène non loin du célèbre pont des Soupirs <soupir!>, qui semble attirer autant les non moins célèbres gondoles que les hordes d'individus nommées ci-dessus (dont nous faisons également partie).

2008-04-12-12h36s25-venise-090La foule et les gondoliers près du pont des Soupirs...Le charme des ruelles étroites

Fondamenta di San LorenzoEnsuite, les rues, toujours aussi étroites, redeviennent plus calmes. Certes, nous ne sommes pas seuls, mais nous avons à nouveau de l'espace, et nous n'avons plus besoin de piétiner pour avancer. Après quelques hésitations sur le chemin à prendre, nous arrivons dans la ruelle où se trouve notre hôtel, l'Alloggi Barbaria. Tout au bout de la rue, se trouve le Fondamente Nuove en bordure de la lagune. En fait d'hôtel, disons que sur un plan strict, c'est pas vraiment ça. On pourrait dire que ça ressemble plutôt à un appartement qu'on aurait transformé en pension; mais c'est correct. Toutes les chambres (une petite dizaine maximum) donnent sur la pièce centrale, par laquelle on arrive et où se trouve le guichet (une ouverture a été pratiquée dans le mur de séparation de la cuisine) et la salle du petit déjeuner. On est loin du charme de notre petit hôtel à Prague, et pour un prix quasi identique. Ceci dit, même si ça manque de charme, nous sommes bien placés (15 minutes de San Marco), c'est au calme, et les stations de Vaporetto (les bateaux-bus) sont sur Fondamente Nuove, à 500m de là, où se trouve également un petit supermarché.

Ponts, bateaux et canaux.Nous posons nos sacs, devenus un peu lourds tout de même, à la longue, et étudions tranquillement le plan pour la suite. Nous demandons à notre hôte s'il a des restaurants à nous conseiller. Après notre déconvenue du déjeuner, nous ne tenons pas à renouveler la même expérience... Il nous recommande 3 restaurants: une bonne pizzeria, un restaurant traditionnel bon marché, et un autre, aux plats et aux prix plus "vénitiens", en nous les indiquant sur la carte. Impeccable pour nos trois soirées à venir. Pour le midi, nous pensons d'abord prendre un bon petit déjeuner, et manger sur le pouce à midi.

Après cette courte pause, nous repartons donc en vadrouille vers le Rialto, en traversant le quartier du Castello où se trouve notre hôtel.