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Dordogne 1999: Argentat - Baulieu

Argentat - Baulieu

La Dordogne le premier jour...Après notre première nuit de camping, au réveil, désagréable surprise : il pleut... Et les prévisions météo ne sont pas très encourageantes : pluie (un peu), soleil (un peu aussi) et nuages (beaucoup !!) pour les trois à quatre jours à venir... On décide tout de même de partir. Après tout, mouillés pour mouillés... Et puis il est trop tard pour reculer : on n'est pas venu pour rien ! Le camping (que Safaraid nous a indiqué) est situé au même endroit que la base Safaraid, notre point de départ: pratique.

Une pause au soleilIl est situé peu après Argentat, sur la route de Baulieu, ce qui fait que nous ne passerons donc pas par Argentat même en canot : dommage, car les quais sont forts agréables... Nous n'avons qu'à garer la voiture sur leur parking, à l'entrée du camping et à nous préparer... Avant de partir : séance de remplissage de bidons, et d'optimisation de l'espace : on se rend compte très vite qu'il va nous falloir plus de bidons que prévu : avec la bouffe et les tentes qui prennent pas mal de place, il faudra bien ça. Le type de Safaraid nous explique l'itinéraire, les arrêts, et les quelques endroits délicats (les rapides). En fait, nous allons les rencontrer très rapidement: il y en a trois, le premier se trouve 300 m après le départ, et les deux autres, se trouvent un peu plus loin avant l'arrivée à Baulieu.

La toile de tente à sécher... On charge les 2 canots, et vogue la galère, on est partiiiis, sous un ciel limite menaçant. Le premier rapide est passé sans problème : quelques secousses sur le vagues, et puis c'est tout. Il faut juste prendre garde à prendre les vagues de face... En tout cas, rien à voir avec le Québec. J'ai un peu de mal à manoeuvrer au début, mais c'est comme le vélo : quelques tours de pédale, et c'est revenu. Le plus dur, c'est d'être synchro et d'anticiper la trajectoire... Sinon, on se retrouve coincé sur les rochers, et il mouiller sa chemise pour dégager le canot :-/

Opération séchage Le rivage est très sauvage. On profite d'une apparition du soleil pour déjeuner, et faire sécher les tentes, qui n'ont pas pu sécher ce matin, et tout ce qui a été mouillé au cours des quelques heures passées... Mais personne n'a chaviré (pour l'instant). On prolonge même la pause afin d'en profiter au maximum. Nous remettons les canots à l'eau, et nous descendons tranquillement la rivière, en slalomant entre les pêcheurs qui se trouvent souvent dans l'eau jusqu'à la taille... Au rapide suivant, qui n'est indiqué comme particulièrement difficile, un des deux canots chavire, du fait de clowneries :o) Les bidons n'étant pas arrimés, nous avons eu peur de tout voir partir...

La vieille chapelle de Baulieu Mais, finalement, le canot s'est renversé suffisamment vite pour que les bidons ne soient pas éjectés. Ils sont restés coincés sous le canot retourné. Le point délicat a été de récupérer le canot, et de le ramener sur un des deux rives. En fait, comme il n'y a aucune prise ni corde, nous ne pouvions que le tenir d'une main, et tenter de ramer de l'autre. Le courant était suffisamment fort pour nous empêcher d'arriver là où nous voulions. Mais nous avons tout de même réussi à ralentir le canot suffisamment pour que l'un des deux naufragés nous rattrape et se mouille à nouveau jusqu'à la poitrine pour nous aider à atteindre la rive, avec les deux canots. Bilan : un K-Way et une gourde disparus.

Une bien vieille maison Juste le temps de souffler un peu au soleil, nous repartons. Quelques centaines de mètres après notre départ, nous retrouvons la gourde, flottant à la surface de l'eau. En revanche, le K-Way est bel et bien perdu. Nous atteignons assez rapidement le dernier rapide, puis le barrage juste avant Baulieu. Nous sommes obligés d'accoster sur la gauche 100 m avant le barrage, puis de porter les canots au-delà du barrage, de les remettre à l'eau, et de traverser la rivière pour rejoindre l'autre rive, où se trouve le camping des Iles, notre destination pour ce soir. Une fois les naufragés séchés, et les tentes installées, nous allons faire un tour dans le vieux quartier de Baulieu : maisons à colombages, vielles pierres jaunes... Avec la lumière du soleil couchant, c'est vraiment très chouette !

Baulieu-plage la nuit Après un dîner réparateur (saucisson, pâtes sauce tomate et thon) pour cette première journée, la fatigue nous tombe dessus... Avant de m'allonger sous la tente, je vais tout de même faire un petit tour sur le barrage et sur l'autre rive pour profiter encore un peu de cette chouette ville de Baulieu et de ses éclairages, sur le bord de la Dordogne sous les étoiles...

Baulieu - Gluges

Sous la pluie... Nous nous levons sous un ciel gris. Rapide petit déjeuner, ravitaillement au village, puis nous plions les tentes, on enferme le tout dans les bidons, et nous repartons sur la Dordogne, juste devant un groupe d'une quinzaine d'anglais, qui ont l'air de maîtriser leur affaire. Le niveau d'eau a beaucoup monté : les barrages en amont on donc ouvert les vannes... Le courant est également un peu plus fort. Tant mieux ! Comme ça, on arrivera plus tôt à notre prochaine étape, le camping "Les Granges", à 25 km de là... En fait, on va passer la journée sous la pluie : quelques accalmies, mais pas un rayon de soleil pour nous chauffer. Donc, pas beaucoup de photos. A cause du niveau d'eau élevé, nous nous apercevons que que nous risquons de rencontrer quelques difficultés pour aborder au moment où nous décidons de nous arrêter pour manger : les plages d'accès sont noyées, et il devient donc quelque peu difficile de s'arrêter.

C'est vraiment dommage, cette pluie : nous passons sur un petit canal, avant Carennac, pour éviter un barrage : c'est superbe, tout calme... Il ne manque que le soleil. Mais nous sommes à l'abri, avec les arbres qui nous protègent des gouttes. Nous longeons le vieux village après avoir négocié quelques virages à angles droits entre des maisons et un pont :-/... Ensuite, pour rejoindre la Dordogne, portage des canots sur quelques mètres cette fois.

Quelques kilomètre plus loin, toujours sous la pluie, en arrivant à la hauteur du camping "les Granges", surprise : impossible de trouver un endroit pour tirer les canots hors de l'eau... Nous avons tout juste réussi à accoster, mais impossible de sortir les canots : la berge est trop raide et le courant trop fort. Du coup, nous prolongeons notre course d'une dizaine de kilomètres pour arriver à Gluges, en passant le long de falaises : ce doit être très chouette, par beau temps... J'en ai plein le dos, de ramer sous la pluie ! Le camping de Gluges est désert, mais les douches sont ouvertes. Nous nous installons, pendant qu'il ne pleut plus. Mais, quelques temps plus tard, l'averse reprend... Elle s'arrêtera juste pour nous permettre de manger en dehors des tentes. Nos naufragés, qui n'ont pas pu faire sécher leurs affaires, vont commencer à manquer d'habits secs... Nous nous endormons sous une nouvelle averse, en espérant, sans trop y croire, que le soleil fera son apparition le lendemain.