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Dordogne 1999: St Julien - Vitrac - Gaillardou

St Julien - Vitrac - Gaillardou

Ben c'est nous Avant-dernier jour. Je n'ai pas envie que cela s'arrête, surtout par un temps comme celui-ci ! Encore chaud et beau !! Une petite étape de 16 km nous attend. Nous partons tranquilles, vers 10 ou 11 heures, après avoir laissé notre ravitailleur du jour faire quelques emplettes. Plus ça va, et plus le bidon réservé à l'alimentation prend des proportions importantes :o)... Nous allons à nouveau rencontrer plusieurs châteaux sur notre chemin. De chouettes villages dominent la rivière du haut des falaises. Cependant, les rives sont moins sauvages : plus d'habitations, plus de bruit, moins d'animaux...

Vitrac Mais nous croisons tout de même plusieurs cannes et leurs canetons, traversant la rivière ou bien remontant le courant... beaucoup plus facilement que nous, d'ailleurs. Nous nous arrêtons de nombreuses fois, pour prendre le temps, et éviter les heures les plus chaudes. Car le soleil tape carrément. Nous décidons de nous arrêter au camping après Vitrac, car celui-ci comporte plus d'étoiles... Et bien nous en a pris ! Après avoir accosté tant bien que mal, encore une fois, nous découvrons un camping très sympa, à l'ombre sous de gros arbres... Et (surtout), juste en face, en traversant la route, le restaurant Les Près Gaillardou. Et ce soir-là, après avoir louché sur les menus, pas question de manger le thon-pâte-sauce-tomate habituel :-). Au menu, foie gras, magret de canard et cabécou. Les spécialités locales, quoi... :o)

Gaillardou - La Roque Gageac - Castelnaud - Beynac

La Roque Gageac C'est notre dernier jour de "galère". Il ne nous reste plus beaucoup de kilomètres (à peine une dizaine, et encore...). Aussi, nous profitons de notre matinée, puis nous nous laissons tranquillement porter par les eaux calmes de la Dordogne. On sent que l'on approche de la fin : c'est vraiment beaucoup moins sauvage : plus d'habitations, moins de faune, et aussi plus de canots : c'est fou ! En été, c'est une véritable autoroute, paraît-il ! Premier arrêt à la Roque Gageac, très charmant petit village situé au pied d'une falaise, dans un coude de la Dordogne :o). Il y a d'ailleurs pas mal de monde... En outre, plusieurs bateaux à moteur (!!) transportent les touristes pendant quelques minutes sur les eaux de la Dordogne à partir de cet endroit. Et ces mastodontes (enfin, c'est l'impression qu'ils donnent lorsqu'on se trouve sur un petit canot) prennent bien toute la largeur de la rivière, sans vergogne. J'imagine le tableau, en plein été, avec des dizaines de canots sur les flots... La cohabitation ne doit pas être toujours très facile. Après cette petite halte, nous quittons donc ce charmant village aux murs de pierres.

Pont de Castelnaut Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons (encore) quelques heures au pied de Castelnault, avec son formidable château dominant toute la rivière, sur une aire de pique-nique : c'est pour dire si c'est moins sauvage ! Le soleil se fait plus discret, et c'est tant mieux. On étouffe pas mal, sous les gilets de sauvetage, par cette chaleur. Nous regardons défiler les cortèges de canots pour ceux qui ne s'arrêtent pas, ceux qui essayent tant bien que mal de s'arrêter, et puis ceux qui essaient de suivre le courant en évitant pont et autres branches.

Beynac - Le chateau Après quelques dizaines de minutes, même en pagayant en marche arrière, nous arrivons à notre destination finale: le pont avant Beynac, dont nous pouvons apercevoir le château au loin. L'aire se situe juste après ce pont, sur la droite. Il est tout juste 15h00. On en profite pour faire une petite bataille d'eau, histoire de se mouiller une dernière fois. Nous retournons à Argentat avec la navette Safaraid, qui vient nous chercher vers 16h30. Sur le chemin, nous ramassons d'autres canots. Deux heures de voiture pour remonter ce que nous avons descendu en 6 jours... Nous retrouvons le camping, ou nous plantons notre tente, avant d'aller nous restaurer dans une petite crêperie. Le lendemain, nous avons prévu de passer par Sarlat, avant de rentrer sur Paris.