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Pyrénées 2001: Etang de Lanoux - Lac des Bouillouses - Corres

Etang de Lanoux - Lac des Bouillouses - Corres

Vers les BouillousesAprès le col de la Grava, nous n'avons plus qu'à suivre le chemin qui descend vers le refuge du lac des Bouillouses, où nous prévoyons de faire une halte. Le chemin est tranquille, jusqu'au lac. Les premiers kilomètres sont agréables, nous découvrons de nouveaux paysages. Cependant, pas d'arbres et le soleil tape fort. Arrivés au nord du lac, nous nous retrouvons enfin sous les arbres: la rive ouest en est bordée: de l'ombre, enfin! En revanche, sous ceux-ci, la progression est rendue pénible à cause des rochers et des racines en travers du chemin. On ne peut pas tout avoir :). Avec nos gros sacs, nous n'avançons pas très vite, et la fatigue se fait sentir, avec tous ces obstacles sur notre route. Heureusement, sur le sentier, il y a alternance: rocher, racines et terrain plat, puis rochers, racines, etc; ça permet de se souffler un peu...

Vers les BouillousesNous croisons quelques promeneurs. Nous arrivons au refuge du lac des Bouillouses, lessivés, et ô bonheur, il y a un bar. Je rêve d'un citron pressé... C'est le moment ou jamais de réaliser ce rêve :o). Nous regardons la carte, le chemin qu'il nous reste à faire et l'heure... Nous nous donnons encore environ heure de marche, une heure et demie maximum avant de poser la tente; le terrain a l'air moins accidenté que sur le bord du lac... Et puis ça descend encore, lentement, mais sûrement. Après avoir goûté au repos et à la fraîcheur de nos citrons pressés, nous remettons nos sacs sur nos épaules. Ouille, les kilos du sac se font sentir, nos épaules se sont un peu refroidies.

Vers les BouillousesLe terrain est effectivement en pente douce. Nous passons à côté de chevaux et autres troupeaux de vaches... Au bout d'une heure, nous trouvons un coin sympa pour passer la nuit, et nous trouvons que ce serait pas mal de nous arrêter pour la nuit, parce qu'apparemment, les endroits pour planter la tente, plus loin, n'ont pas l'air évidents; d'après la carte IGN, la pente s'accélère et le sentier devrait être plus étroit. Selon notre orientation, nous devrions avoir du soleil une bonne partie de la soirée. Nous montons la tente, et nous nous préparons pour passer une nuit tranquille... En fait de nuit tranquille, on peut pas dire que ce fut le cas. Entre le froid (j'en ai mis mon bonnet !), les vaches qui beuglent entre elles, et des chiens surgis de nulle part qui aboient comme des furieux, on a passé une nuit fort agitée... Avez-vous déjà entendu une vache appeler son veau en pleine nuit ? C'est effrayant ! :o). Bref, lorsque nous avons ouverts les yeux, il n'était pas très tôt. En outre, le soleil est resté caché jusqu'à 10 heures, environ, derrière la montagne en face de nous...

Après les BouillousesAvec en prime, une belle gelée blanche, au réveil: toute l'herbe autour de la tente était blanche. J'ai bien fait de mettre mon bonnet pour la nuit! Le temps de déjeuner, et de sécher la tente, nous repartons, non sans avoir été quelque peu importuné par les allées et venues incessantes d'un hélicoptère de l'armée à l'entraînement, semble-t-il. Nous continuons donc à descendre, relativement doucement. Il fait beaucoup plus chaud que la veille à la même heure. C'est aussi le fait que nous perdons de l'altitude. Nous sommes à l'abri du vent, la végétation est luxuriante par rapport à Lanoux. Les derniers kilomètres avant le village de Corres sont éprouvants: le GR passe par une partie de la route. Nous sommes épuisés (par notre nuit agitée, sans doute), et Claire a des difficultés avec son genou. Nous décidons de nous arrêter à Corres pour prendre un citron pressé, et discuter de la suite de notre tour duCarlit.

Vers CorresCorres est un petit village magnifique, aux belles maisons en pierres. A la terrasse de notre bar, nous déplions la carte et examinons l'état du GR pour la suite. Il nous reste un peu plus d'un jour de marche, sans grosse difficulté, à part une descente très forte sur plusieurs centaines de mètres, avant d'arriver à Puymorens. Etant donné l'état du genou de Claire (et mon état général aussi), nous décidons d'arrêter là, estimant également que nous avons fait le plus beau. Nous demandons au bar s'il existe un moyen pour rejoindre Puymorens. On nous répond qu'il y a un taxi, au village, et que c'est le seul moyen pour la journée. Nous téléphonons, et un sympathique taxi-musicien passe nous prendre. Entre deux plaisanteries, il nous fait profiter de ses créations, volume à fond et chantant à tue-tête :o). Nous replongeons en plein dans la civilisation... Il nous parle également, sur le même ton, d'un attentat qui aurait eu lieu à New York, la veille, soit le 11 septembre. C'est tellement énorme, que nous ne le croyons pas. Il nous ramène jusqu'à l'endroit ou nous avions laissé la voiture, à Porté Puymorens et nous dépose là. Nous partons dans le coin, pour trouver un hôtel pour passer la nuit et surtout prendre une douche. Nous avons prévu d'aller faire quelques courses en Andorre, avant de rentrer. Nous optons pour un hôtel Logis de France. Quel confort après ces quelques jours sous la tente ! Le soir, en regagnant notre chambre, après le dîner, nous tombons sur les actualités télévisées. Il ne nous avait pas raconté de blague, notre taxi...

Notre randonnée s'achève donc, un peu plus tôt que prévu, malheureusement et, après ces quelques jours passés loin de tout, le choc du retour est assez rude.